Chelsea pas ridicule face à Arsenal : Rosenior avait raison, ça n’a simplement pas marché
Chelsea a perdu 3-2 contre Arsenal le 14 janvier. Demi-finale aller de la Carabao Cup à Stamford Bridge. Les experts ont massacré Liam Rosenior.
Trop défensif. Trop passif. Pas assez ambitieux à domicile. Une tactique conservatrice contre Arsenal. Une approche incompréhensible, selon les pundits britanniques.
Mais ils ont tort. Rosenior n’a pas été ridicule. Il a été pragmatique. Il a reconnu la réalité : Chelsea est moins fort qu’Arsenal en ce moment. Il a construit un plan pour limiter les dégâts et frapper en contre. Ça n’a pas fonctionné. Mais c’était logique.
Trois semaines plus tard, Chelsea joue le match retour à l’Emirates mercredi soir. Les Blues doivent remonter un but. Rosenior va probablement ajuster. Mais sa tactique du match aller méritait mieux que ces critiques.
Le plan de Rosenior
Chelsea a joué compact sans ballon. Bloc défensif bas. Cinq défenseurs qui se regroupaient. Trois milieux. Deux attaquants. Arsenal devait casser ce mur.
La mission était claire : limiter les espaces, forcer Arsenal à jouer large, frapper en transition. Pendant une heure, ça a marché. Arsenal dominait le ballon mais ne trouvait pas les brèches.
Les Gunners ont marqué sur corner à la 7e. Ben White, seul au second poteau. Robert Sanchez mal sorti. 1-0, mais pas grâce au jeu construit.
Puis à la 49e, Sanchez a encore raté sa sortie. Viktor Gyökeres a poussé le ballon au fond. 2-0. Erreur individuelle, pas tactique. Rosenior n’y pouvait rien.
Arsenal n’a créé que quelques grosses occasions en 60 minutes. Pour une équipe qui jouait à l’extérieur avec 65% de possession, ils ont eu du mal à percer. Le plan de Rosenior fonctionnait.

Les changements qui ont failli marcher
À la 57e, Alejandro Garnacho entre en jeu. Frais. Rapide. Il marque presque immédiatement. 2-1. Chelsea revient dans le match.
Les Blues poussent. Arsenal recule. Stamford Bridge hurle. Momentum du côté de Chelsea. Si un deuxième but arrive vite, Arsenal panique.
Mais ça ne vient pas. À la 71e, Martín Zubimendi marque pour Arsenal. 3-1. Le match est fini. Garnacho réduit le score à la 83e (3-2) mais c’est trop tard. Arsenal gère les dernières minutes.
Patrice Koyamba, analyste tactique, commente : « Rosenior a fait ce qu’il devait faire. Chelsea n’a pas le niveau d’Arsenal actuellement. Jouer ouvert aurait été suicidaire. Il a limité les dégâts pendant une heure, puis tenté le coup. Ça n’a pas marché, mais le plan était bon. »
Les critiques injustifiées
Sur les plateaux télé britanniques, les ex-joueurs ont détruit Rosenior. « Trop défensif pour Chelsea à domicile. » « On ne reconnaît plus les Blues. » « Il faut attaquer à Stamford Bridge. »
Mais ces critiques ignorent le contexte. C’était le premier match à domicile de Rosenior comme manager de Chelsea. Il est arrivé le 6 janvier avec un contrat jusqu’en 2032. L’équipe n’a pas eu le temps d’assimiler ses idées. Arsenal, eux, jouent ensemble depuis des mois sous Mikel Arteta.
Chelsea lutte en Premier League. Arsenal se bat pour le titre. L’écart de qualité existe. Rosenior le sait. Il n’allait pas jouer un pressing haut contre une équipe meilleure qui adore ça.
À Derby County, Rosenior jouait un football offensif. Possession, construction depuis l’arrière, pressing. Mais Derby était dominant en Championship. Chelsea ne domine pas Arsenal. Adapter sa tactique, c’est intelligent, pas lâche.
En conférence de presse après le match, Rosenior a expliqué : « Je veux que l’équipe soit à l’aise. Que nous jouions direct ou en construction, nous cherchons à créer des surnombres — au centre ou sur les côtés — pour fatiguer l’adversaire, le faire presser, l’épuiser. »
Les erreurs de Sanchez
Le vrai problème du match, c’était Robert Sanchez. Deux erreurs énormes. Sur le premier but, il sort mal sur corner. Ben White marque librement. Sur le deuxième, il laisse un centre mou lui passer sous le corps. Gyökeres n’a qu’à pousser.
Sans ces erreurs, Chelsea est à 0-0 à la 50e. Le plan de Rosenior tient. Arsenal est frustré. Les supporters s’impatientent. Chelsea peut frapper en contre avec les remplaçants frais.
Mais Sanchez a gâché le plan. Vous ne pouvez pas battre Arsenal avec un gardien qui offre deux buts. C’est impossible.
Sur le compte X de Chelsea, les fans sont divisés. Certains défendent Rosenior. D’autres veulent un football plus offensif. Mais beaucoup pointent Sanchez comme le vrai coupable.
Le match vu d’Afrique : Kinshasa et Lagos réagissent
Le 14 janvier à 22h heure de Kinshasa, dans un bar du quartier Gombe, une vingtaine de personnes regardaient le match sur Canal+ Sport. Quand Arsenal a marqué le premier but, quelques supporters des Gunners ont célébré. Mais la majorité était pour Chelsea.
« Rosenior joue intelligent », dit un jeune homme en maillot de Didier Drogba. « Chelsea n’est pas encore prêt à battre Arsenal en jouant ouvert, même à domicile. Il faut être patient, construire, puis attaquer au bon moment. C’est ce qu’il a fait. Sanchez a tout gâché. »
Un autre ajoute : « Les experts disent que Chelsea a été faible. Mais ils ne comprennent rien. Arsenal est un des meilleurs d’Angleterre. Chelsea est en reconstruction. Tu joues avec tes armes. Rosenior a utilisé les siennes. »
En RDC, les paris sportifs sur la Carabao Cup attirent beaucoup d’attention. Sur 1xBet RDC, les cotes pour Chelsea étaient hautes avant le match. Beaucoup de parieurs ont misé sur un match nul ou une petite défaite. Quand Chelsea est revenu à 2-1 grâce à Garnacho, les cotes ont explosé.
« J’avais misé sur moins de 3,5 buts », raconte un parieur à Lubumbashi. « Ça passait jusqu’à la 71e. Puis Zubimendi a marqué. J’ai perdu. Mais Chelsea a bien joué. Sans les erreurs de Sanchez, ils gagnent peut-être. »
À Lagos, Nigeria, les supporters de Chelsea sont nombreux. Dans un cybercafé de Victoria Island, les discussions tournent autour de Rosenior. « Il connaît le football », dit un fan. « Derby joue bien sous lui. Chelsea va progresser. Mais il faut du temps. »
Les performances des grands clubs anglais en coupes domestiques créent toujours le débat. Certains veulent un jeu spectaculaire immédiatement. D’autres préfèrent des résultats d’abord, du spectacle ensuite. Rosenior navigue entre ces attentes.
Pourquoi Rosenior avait raison
Regardons les chiffres. Chelsea a eu 42% de possession. Arsenal 58%. Normal pour une équipe en visite qui contrôle le jeu.
Chelsea a tiré 11 fois. Arsenal 14 fois. Pas un écart énorme. Chelsea a créé plusieurs occasions. Arsenal aussi. Rosenior a gardé le match serré malgré la différence de niveau.
Si Sanchez n’offre pas deux buts, le score est peut-être 1-1 ou même 1-0 pour Chelsea après le but de Garnacho. Le match retour à l’Emirates serait ouvert. Chelsea aurait une chance.
Maintenant, Chelsea doit gagner mercredi. Mission difficile. Arsenal va défendre son avantage. Mais Rosenior va ajuster. Chelsea va prendre plus de risques.
Les critiques disent que Rosenior aurait dû attaquer d’entrée. Mais c’est facile à dire après coup. Si Chelsea avait joué ouvert et perdu 5-1, ces mêmes experts auraient dit : « Rosenior est naïf. Il ne comprend pas la Premier League. »
Il ne pouvait pas gagner médiatiquement. Alors il a choisi de maximiser les chances de Chelsea de passer. Ça n’a pas marché. Mais c’était le bon choix.

La philosophie de Rosenior
À Derby, Rosenior faisait jouer ses défenseurs au gardien sur les remises en jeu. Une tactique devenue courante maintenant. L’idée : quand le ballon va au gardien d’abord, ça occupe le centre du terrain. L’adversaire ne sait pas où aller. Ça permet un meilleur timing sur les mouvements.
Contre Arsenal, Chelsea a utilisé cette technique. Sanchez recevait, passait à un défenseur central, qui trouvait un milieu entre les lignes. Le milieu courait vers l’avant pour offrir une option de passe risquée qui pouvait casser le pressing d’Arsenal.
Parfois ça marchait. Parfois non. Mais l’intention était claire : fatiguer Arsenal avec le mouvement, puis exploiter les espaces.
« Chaque entraîneur a une vision », dit Rosenior. « Je veux qu’on soit à l’aise. Qu’on crée des surnombres. Qu’on fatigue l’adversaire. Ça prend du temps. »
Les fans doivent accepter ça. Rosenior n’est pas Antonio Conte. Il n’est pas Thomas Tuchel. Il a sa propre identité. Chelsea va évoluer sous lui. Mais ça ne se fera pas en trois semaines.
Le match retour
Mercredi soir, Emirates Stadium. Chelsea arrive avec un but de retard. Arsenal va jouer compact, solide, dangereux en contre.
Rosenior va devoir prendre des risques. Chelsea doit marquer au moins deux fois. Arsenal va défendre son avantage d’un but.
Arsenal a une des meilleures défenses de Premier League. William Saliba et Gabriel sont un des meilleurs duos d’Europe. Pénétrer ce bloc sera difficile.
Si Chelsea marque tôt, le match s’ouvre. Arsenal devra sortir. Les espaces apparaîtront. Mais si Arsenal marque en premier, c’est terminé. Chelsea devra marquer quatre fois. Impossible.
Rosenior sait tout ça. Il prépare son équipe. Mais honnêtement, les chances de qualification sont minces. Arsenal est trop fort actuellement. Chelsea doit accepter ça et se concentrer sur la Premier League et l’Europa League.
La Carabao Cup, c’est important. Mais ce n’est pas la priorité pour un Chelsea en reconstruction. Rosenior doit bâtir une équipe sur le long terme. Un trophée serait bien. Mais la progression est plus importante.
Le match en bref
Score : Chelsea 2-3 Arsenal (demi-finale aller Carabao Cup)
Buts : Ben White 7′, Gyökeres 49′, Zubimendi 71′ ; Garnacho 57′, 83′
Stade : Stamford Bridge, Londres
Date : 14 janvier 2026
Tactique Chelsea : Bloc défensif compact, contre-attaques
Erreurs clés : Sanchez (2 buts offerts)
Match retour : Mercredi 4 février, Emirates Stadium
Possession : Chelsea 42% — Arsenal 58%
Manager Chelsea : Liam Rosenior (arrivé 6 janvier 2026)
FAQ
Pourquoi Rosenior a joué si défensif à domicile ?
Chelsea est actuellement moins fort qu’Arsenal. Rosenior a adopté une tactique pragmatique pour limiter les occasions adverses et frapper en contre. C’était logique compte tenu de l’écart de niveau et du peu de temps de préparation.
Qui est Liam Rosenior ?
Nouvel entraîneur de Chelsea arrivé le 6 janvier 2026 avec un contrat jusqu’en 2032. Ancien manager de Derby County connu pour son jeu offensif et sa construction depuis l’arrière.
Les critiques contre Rosenior sont-elles justifiées ?
Non. Il a fait un choix tactique intelligent basé sur les forces et faiblesses des deux équipes. Les erreurs de Sanchez ont ruiné le plan.
Chelsea peut-il se qualifier mercredi ?
Difficile. Chelsea doit gagner à l’Emirates contre une des meilleures défenses d’Europe. Possible, mais peu probable.
Qui a marqué les buts ?
Pour Arsenal : Ben White (7′), Viktor Gyökeres (49′), Martín Zubimendi (71′). Pour Chelsea : Alejandro Garnacho (57′, 83′).
Robert Sanchez est-il le problème principal ?
Oui. Deux erreurs majeures qui ont offert deux buts. Sans ça, Chelsea aurait pu tenir le 0-0 ou gagner 1-0.
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