Rui Costa monte au front : «Prestianni n’est pas raciste et cette suspension est injuste»
Aéroport de Lisbonne, mardi matin. La délégation du Benfica s’envole pour Madrid. Prestianni est dans l’avion — suspendu, certes, mais présent.
Rui Costa s’avance vers les micros. Il a quelque chose à dire.
Les mots du président
À l’aéroport, avant le décollage, Rui Costa est direct. Sa déclaration ne laisse aucune ambiguïté : «Le match est déjà suffisamment difficile. Nous avons présenté un recours parce que rien n’a été prouvé.» Selon lui, rien ne justifie d’empêcher le joueur d’être utilisé.
Ensuite, il devient plus personnel : «Je garantis qu’il n’est pas raciste, sinon il ne représenterait pas Benfica.» Notre histoire le démontre, ajoute-t-il. Cette situation est inconfortable — pour le club comme pour le joueur.
Ainsi, la position officielle du club est limpide. Benfica soutient Prestianni et conteste la décision de l’UEFA. Par ailleurs, il a inclus le joueur dans la délégation. Cependant, les délais rendent un retournement quasi impossible. Prestianni ne jouera pas mercredi soir.
Notre analyste Patrice Koyamba suit cette affaire depuis le premier sifflet. Dès le début, son analyse sur la nuit noire du football à Lisbonne posait les bases de cette confrontation.
Valverde a frappé. L’UEFA a classé le dossier
Pourtant, Rui Costa ne s’arrête pas à Prestianni. Il pointe un double standard.
À la 82e minute, Valverde a porté un coup à Dahl. Sans ballon. L’arbitre Letexier n’a rien sifflé. En outre, le VAR n’est pas intervenu. En réponse, Benfica a déposé une plainte pour conduite violente. La réponse est tombée lundi : l’UEFA a classé le dossier.
Dès lors, l’indignation de Costa est compréhensible. Prestianni est suspendu sur accusations non prouvées. Valverde, en revanche, jouera mercredi soir au Bernabéu. Costa a noté que l’une des parties voit son joueur suspendu. L’autre non. Une situation qu’il juge difficile à accepter.
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Benfica face au Bernabéu : deux déficits à combler
Mercredi soir, Benfica arrive dans une situation doublement délicate. Sur le plan comptable : 0-1 à l’aller, un but à remonter. Sur le plan humain : sans Prestianni ni Mourinho sur le banc — suspendu après son expulsion à Lisbonne.
Néanmoins, les Eagles ne sont pas sans ressources. En janvier, ils ont battu le Real Madrid 4-2 en phase de ligue. Trubin a marqué à la 98e minute. Ce soir-là, tout semblait impossible. La news sur cette victoire historique reste dans les têtes.
À Kinshasa, à Brazzaville, dans les bars où Canal+ diffuse la Champions League — l’image du président au micro dit quelque chose. Rui Costa n’est pas un dirigeant ordinaire. C’est l’ancien milieu de l’AC Milan et du Portugal. Il sait ce que pèse une prise de parole. Ce mardi matin, il a donc choisi de parler.
En parallèle, la news sur la pression sur Arbeloa au Real Madrid rappelle que l’enjeu est total des deux côtés. Pour le Real, une élimination serait un séisme. Pour Benfica, en revanche, une qualification sans ses cadres serait une épopée.
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Deux affaires. Deux traitements. Un contexte explosif
L’UEFA a agi vite sur Prestianni. La même institution a, en revanche, classé le dossier Valverde. Ces deux décisions simultanées ont nourri le sentiment d’injustice.
Cependant, une nuance s’impose. La suspension de Prestianni relève d’une accusation de racisme. Ce type d’infraction est traité en priorité par le règlement UEFA. Le cas Valverde relevait, lui, de violence ordinaire. Ces deux procédures ne suivent donc pas les mêmes règles.
C’est pourquoi parler de double standard reste discutable. Il s’agit peut-être de deux affaires distinctes. Traitées différemment. Dans un contexte explosif qui amplifie tout.
Mercredi soir, le Bernabéu tranchera sur le terrain. Jusqu’à minuit, ce sont les bureaux de l’UEFA qui occupent le devant de la scène.
FAQ
Pourquoi Rui Costa a-t-il qualifié la suspension de Prestianni d'injuste ?
Rui Costa estime que rien n’a été prouvé et que la suspension provisoire n’est pas justifiée. Il a pris la parole à l’aéroport de Lisbonne et garanti personnellement que son joueur n’est pas raciste.
Prestianni a-t-il fait le voyage à Madrid malgré sa suspension ?
Oui. Benfica l’a inclus dans la délégation dans l’espoir d’un retournement en appel. Néanmoins, les délais rendent cette issue quasi impossible — Prestianni ne jouera pas mercredi soir.
Qu'est-ce que l'affaire Valverde et comment l'UEFA a-t-elle réagi ?
Benfica a déposé une plainte contre Valverde pour conduite violente après un coup porté à Dahl à la 82e minute. L’arbitre et le VAR n’étaient pas intervenus. L’UEFA a ensuite classé le dossier sans suite.
Qui sera sur le banc de Benfica au match retour ?
José Mourinho est suspendu après son expulsion à Lisbonne. Un adjoint le remplacera donc au Bernabéu mercredi soir.
Quel est l'enjeu du match retour Real Madrid–Benfica ?
Benfica doit remonter un but de déficit pour se qualifier. Le Real joue à domicile avec Valverde disponible. Benfica, lui, est privé de Prestianni et de Mourinho sur le banc.
Quelle sanction Prestianni risque-t-il à l'issue de l'enquête ?
La sanction minimale pour comportement discriminatoire avéré est de dix matchs selon le règlement UEFA. L’enquête est toujours en cours et Prestianni continue de nier les faits.
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