Lucien Malama Auteur : Lucien Malama Posté le janvier 24, 2026 Football, Nouvelles

Wenger à Davos : « L’Afrique et l’Asie méritaient leur place au Mondial »

Arsène Wenger lors du Forum économique mondial de Davos 2026
Source photo : compte x.com de Actu Foot Afrique

Forum économique mondial, Davos, 20 janvier. Arsène Wenger défend l’extension de la Coupe du monde à 48 équipes et insiste : le football mondial devait s’ouvrir aux nations africaines et asiatiques.

L’ancien entraîneur d’Arsenal, aujourd’hui directeur du développement du football mondial à la FIFA, s’est exprimé lors d’une table ronde en marge du sommet. « Pendant longtemps, la Coupe du monde a été une compétition orientée principalement vers l’Europe et l’Amérique du Sud », a déclaré Wenger. « Il fallait l’ouvrir à davantage de pays, en particulier d’Afrique et d’Asie. Le football est devenu mondial. »

Le nouveau format à 48 sélections

La Coupe du monde 2026 aux États-Unis, Canada et Mexique sera la première édition élargie à 48 équipes au lieu de 32. Wenger assume pleinement ce choix controversé malgré les critiques sur une possible dilution du niveau.

« Jouer pour son équipe nationale, c’est quelque chose de spécial », a-t-il poursuivi. « D’un côté, vous représentez la fierté de votre pays, mais de l’autre, vous subissez une pression énorme : la peur de perdre, de décevoir, de ne pas être à la hauteur. Il faut une force psychologique immense pour assumer la responsabilité d’une nation entière. »

Les grandes sélections ont besoin de joueurs capables de supporter cette pression et qui représentent la nouvelle génération, selon l’Alsacien. Pour lui, 48 équipes reste un nombre raisonnable : cela représente moins de 25% des 211 fédérations affiliées à la FIFA. « Une équipe sur quatre a une chance de participer, et 75% des équipes ne seront toujours pas présentes », a-t-il argumenté.

Wenger défend extension Coupe du monde 48 équipes conférence Davos
Source photo : compte x.com de Momar Assane

L’Afrique enfin reconnue

Wenger a insisté sur l’importance d’inclure davantage de nations africaines et asiatiques dans le tournoi mondial. « Où que les gens aillent, ils parlent de football. Si nous regardons cent ans dans le futur, chacun devrait avoir la possibilité de rêver de gagner une Coupe du monde. Le passage de 32 à 48 équipes est un pas important dans cette direction. »

L’ancien technicien français connaît bien le football africain — il suit notamment les performances de joueurs issus du continent depuis son époque à Arsenal, où il a lancé plusieurs talents venus d’Afrique. Pour lui, la compétition gagnera en diversité sans perdre en qualité. « Les deux premières semaines d’une Coupe du monde sont toujours les plus belles : le monde entier se rassemble, chacun est fier de représenter son pays, et en même temps il y a ce sentiment d’unité. C’est une fête collective. »

Cette ouverture du Mondial rappelle l’esprit qui anime la CAN 2025, où le Maroc a récemment dominé la Zambie pour finir premier de son groupe — un exemple de la montée en puissance du football africain.

104 matchs et un défi mental

Le nouveau format comprendra 104 matchs au lieu de 64, avec un parcours plus long pour atteindre la finale. Wenger anticipe un véritable test psychologique pour les équipes.

« Gagner exigera une préparation psychologique sérieuse. Le staff et les entraîneurs devront maintenir la cohésion et la motivation de l’équipe pendant de nombreuses semaines. » Lors des phases à élimination directe, les séances de tirs au but deviendront presque inévitables, et le facteur mental sera déterminant — comme l’a récemment illustré la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, où Sadio Mané a porté les Lions de la Teranga.

Wenger a également évoqué les conditions climatiques en Amérique du Nord, un sujet qui préoccupe plusieurs fédérations après l’expérience de la chaleur extrême lors de compétitions récentes. « Nous réfléchissons beaucoup aux meilleures options pour protéger les équipes de la chaleur », a-t-il indiqué, précisant que ce paramètre sera pris en compte dans l’élaboration du calendrier après le tirage au sort.

Le Mondial vu d’Afrique centrale

Dans les capitales d’Afrique francophone, les déclarations de Wenger trouvent un écho particulier. À Kinshasa, Brazzaville ou Douala, les supporters suivent la Coupe du monde avec une passion que peu de compétitions suscitent.

L’édition 2026 offrira neuf places aux nations africaines, contre cinq lors du Mondial 2022. Pour des millions de fans, c’est l’espoir de voir davantage de sélections du continent briller sur la scène mondiale — que ce soit le Cameroun, la RDC, la Côte d’Ivoire ou des outsiders comme le Burkina Faso.

Les amateurs de paris sportifs en Afrique centrale scrutent déjà les qualifications. Sur des plateformes comme 1xBet RDC, les cotes sur les équipes africaines attirent énormément de parieurs qui voient dans cette extension une opportunité de gains intéressants. Les bookmakers proposent désormais des cotes sur des matchs impliquant des sélections qu’on voyait rarement en phase finale — et c’est exactement ce que Wenger défend.

Lucien Malama, analyste football et spécialiste des compétitions africaines, partage cet optimisme : « Wenger a raison. Pendant des décennies, les équipes africaines devaient se battre pour trois ou quatre places seulement. Maintenant, nos nations ont une vraie chance de montrer leur valeur. »

Dans les bars où l’on diffuse les matchs, les discussions tournent autour des qualifications à venir. Les groupes WhatsApp de supporters et de parieurs s’échangent déjà des pronostics sur les équipes qui décrocheront leur billet. Cette ouverture du Mondial crée une dynamique nouvelle pour un continent où le football rassemble toutes les générations.

Arsène Wenger lors du Forum économique mondial de Davos 2026
Source photo : compte x.com de Actu Foot

Critiques et optimisme

Tous les observateurs ne partagent pas l’enthousiasme de Wenger. Certains estiment que 48 équipes dilueront le niveau et allongeront inutilement la compétition. Mais l’ancien coach d’Arsenal balaie ces craintes en citant l’exemple de la Coupe du monde U17, récemment élargie à 48 équipes.

« La même question s’est posée, et nous avons été agréablement surpris par le niveau de jeu de la compétition », a-t-il rappelé sur le compte X de la FIFA. « Pour se qualifier, il faut battre les équipes de sa confédération, et c’est un gage de qualité. Les équipes ne sont pas là par hasard parce qu’elles ont été invitées — elles sont là parce qu’elles ont battu d’autres sélections. »

Wenger reste convaincu que la globalisation du football passe par cette ouverture. « Le football est devenu un sport universel. Si nous voulons qu’il reste pertinent dans cent ans, chaque nation doit pouvoir rêver de victoire. »

La pression sur les grandes nations européennes reste forte, comme le montre la défaite humiliante de Manchester City face à Bodø/Glimt en Ligue des Champions — un résultat qui prouve que les petites équipes peuvent rivaliser avec les mastodontes.

Prochaines échéances

Le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 aura lieu dans les prochains mois. Les barrages de qualification battent leur plein, avec plusieurs nations africaines et asiatiques encore en lice pour décrocher leur place.

La FIFA continuera d’ajuster le format — notamment la question du calendrier et de la répartition des groupes pour protéger les joueurs de la chaleur estivale nord-américaine. Wenger et son équipe planchent sur ces détails techniques qui pourraient faire la différence entre un tournoi réussi et un fiasco logistique.

En attendant, les supporters africains gardent espoir. Pour beaucoup, cette Coupe du monde sera l’occasion de voir leur sélection enfin participer au plus grand tournoi de football de la planète. Les comptes officiels des fédérations, comme celui de la Confédération Africaine de Football sur X, relaient régulièrement les performances des équipes qualifiées.

FAQ

Pourquoi la FIFA a-t-elle élargi la Coupe du monde à 48 équipes ?

La FIFA souhaite rendre le tournoi plus inclusif en offrant davantage de places aux confédérations africaine, asiatique et d’Amérique du Nord. L’objectif est de globaliser le football et donner une chance à plus de nations de participer.

Combien de places pour l'Afrique au Mondial 2026 ?

L’Afrique disposera de neuf places lors du Mondial 2026, contre cinq lors de l’édition 2022 au Qatar. C’est une augmentation significative qui ouvre des perspectives pour des nations moins habituées à la phase finale.

Le niveau de la compétition va-t-il baisser avec 48 équipes ?

Arsène Wenger estime que non. Selon lui, les équipes qualifiées auront prouvé leur valeur en battant leurs adversaires en phase de qualification. La Coupe du monde U17 à 48 équipes a montré un niveau de jeu satisfaisant.

Combien de matchs dans le nouveau format ?

Le Mondial 2026 comprendra 104 matchs au lieu de 64. Les équipes devront gérer un parcours plus long et plus exigeant mentalement, avec davantage de séances de tirs au but potentielles.

Quand aura lieu le tirage au sort du Mondial 2026 ?

Le tirage au sort devrait avoir lieu dans les prochains mois, après la fin des barrages de qualification. La FIFA prendra en compte les conditions climatiques pour répartir les matchs dans les différentes villes hôtes.

Quelles sont les dates de la Coupe du monde 2026 ?

Le tournoi se déroulera en juin-juillet 2026 aux États-Unis, Canada et Mexique. Les dates précises seront annoncées après le tirage au sort, en tenant compte des températures estivales.

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