L’Italie mise sur Andrea Pirlo pour relancer la Nazionale
L’Italie mise sur Andrea Pirlo pour relancer la Nazionale
FIFA: Andrea Pirlo est en passe de devenir le prochain sélectionneur de l’Italie. L’ancien maître à jouer de la Squadra Azzurra a accepté une proposition verbale de la Fédération italienne, et sa nomination devrait être officialisée dans les prochains jours. Le choix surprend, mais il marque aussi une volonté claire de tourner la page après l’échec de Gennaro Gattuso.
Le dossier a avancé rapidement. Après plusieurs pistes étudiées en coulisses, la FIGC a fini par se rabattre sur une figure emblématique du football italien, capable de fédérer autour de son nom. Pirlo, champion du monde en 2006 avec l’Italie, aura donc l’occasion de revenir au premier plan, cette fois dans le costume d’entraîneur.
Une piste Pirlo après les refus d’Ancelotti et de Guardiola
La Fédération italienne avait visé plus haut encore. Carlo Ancelotti, actuellement à la tête du Brésil, a été approché, tout comme Pep Guardiola, ancien patron de Manchester City. Mais les deux techniciens ont décliné l’offre, laissant la voie libre à Pirlo.
Ce contexte change la lecture du dossier. L’Italie n’a pas seulement cherché un nom prestigieux; elle a aussi essuyé deux refus qui ont resserré les options. Dès lors, le profil de Pirlo apparaît comme celui d’un compromis ambitieux, fondé sur l’aura du joueur plus que sur un long CV d’entraîneur.
Andrea Pirlo, un choix prestigieux mais loin de faire l’unanimité
Sur le banc, le bilan de Pirlo reste encore mesuré. L’ancien milieu de Milan et de la Juventus dirige aujourd’hui Dubai United, aux Émirats arabes unis. Avant cela, il a connu une courte expérience à Turin, mais son passage n’a duré qu’un an à peine.
Avec la Juventus, il a tout de même enrichi son palmarès d’entraîneur en remportant la Supercoppa Italiana et la Coppa Italia. En revanche, son aventure à la Sampdoria entre juin 2023 et août 2024 s’est conclue sans éclat. L’équipe n’a pas obtenu la montée en Serie A la saison précédente, puis le début de l’exercice 2024-25 a scellé son départ.
Autrement dit, la Fédération italienne prend un risque mesuré mais réel. Pirlo incarne le prestige, la mémoire et une certaine idée du football italien. En revanche, son expérience sur un banc national ou à haut niveau reste limitée pour un poste aussi exposé.
L’Italie attend un déclic après une longue série de désillusions
Le défi dépasse largement la question du nom. L’Italie n’a plus dépassé la phase de groupes en Coupe du monde depuis son sacre de 2006. Pire encore, la Nazionale a manqué les trois dernières éditions du tournoi, un constat lourd pour un pays habitué aux grandes scènes internationales.
Le précédent immédiat n’aide pas à dissiper les doutes. Gattuso, ancien coéquipier de Pirlo en sélection, n’a pas réussi à remettre l’équipe sur la route du Mondial. Beaucoup observeront donc avec prudence l’arrivée du futur sélectionneur, même si son statut d’icône peut offrir un nouveau souffle au groupe.
Le premier vrai test approche vite. L’Italie doit reprendre la compétition le 25 septembre face à la Belgique, en CAF UEFA Nations League, après sa défaite aux tirs au but contre la Bosnie-Herzégovine dans un barrage de qualification pour la Coupe du monde. Pour Pirlo, si sa nomination est bien confirmée, le calendrier ne laissera aucun temps mort.