Patrice Koyamba Auteur : Patrice Koyamba Posté le 26/06/2026 - 13:01 Football Football Internationale

Coupe du monde 2026 : la France, l’Espagne et la Belgique jouent gros avant les 16es

La Coupe du monde 2026 entre dans une phase décisive, avec la France et l’Espagne en quête de la première place de leur groupe, tandis que la Belgique joue déjà sa survie avant les 16es de finale.

La journée de vendredi doit compléter un tableau final qui prend forme. Plusieurs affiches sont déjà connues, avec notamment Maroc-Pays-Bas et Brésil-Japon, deux rencontres qui promettent un très haut niveau dès le premier tour à élimination directe.

Coupe du monde 2026 : la France vise la tête du groupe

Déjà qualifiée après ses victoires contre le Sénégal (3-1) puis l’Irak (3-0), l’équipe de France aborde son dernier match du groupe I avec un objectif simple : terminer en tête. Un succès, ou même un match nul face à la Norvège, lui suffirait pour conserver cette première place.

L’enjeu sportif se double d’un contexte humain très particulier. Didier Deschamps a quitté le rassemblement pour rejoindre la France après le décès de sa mère. Son adjoint Guy Stéphan prendra donc place sur le banc pour diriger les Bleus lors de cette rencontre.

Dans ces circonstances, les Français devront rester concentrés. La Norvège possède un argument majeur avec Erling Haaland. L’attaquant de Manchester City affiche 59 buts en 52 sélections. Depuis le début du tournoi, il a déjà signé deux doublés, ce qui en fait la principale menace pour la défense tricolore.

La première place a aussi une valeur stratégique. En terminant leader, la France poursuivrait son parcours à New York. En revanche, une deuxième place l’enverrait à Dallas pour y retrouver la Côte d’Ivoire, une sélection qui l’a battue en match de préparation (2-1).

Coupe du monde 2026 : l’Espagne veut confirmer, l’Uruguay sous pression

Dans l’autre grande affiche du jour, l’Espagne retrouve l’Uruguay avec l’ambition de verrouiller la première place de son groupe. La Roja a connu un départ prudent avec un nul contre le Cap-Vert (0-0), avant de réagir nettement face à l’Arabie saoudite (4-0).

Cette large victoire a notamment été marquée par la première titularisation de Lamine Yamal. Le jeune attaquant a illustré la montée en puissance d’une sélection espagnole toujours considérée comme l’une des favorites de ce Mondial.

En face, l’Uruguay aborde ce rendez-vous dans une position fragile. L’équipe de Marcelo Bielsa n’a pas encore rassuré et pourrait quitter prématurément la compétition en cas de nouvelle contre-performance. Avec deux points, comme le Cap-Vert, elle n’a plus beaucoup de marge avant le dernier verdict du groupe.

Le défenseur Aymeric Laporte a résumé l’état d’esprit espagnol. Selon lui, les Uruguayens vont jouer leur chance à fond. Mais il a aussi insisté sur la nécessité, pour la Roja, de rester centrée sur son propre football plutôt que sur la pression adverse.

La Belgique n’a plus le choix dans cette Coupe du monde 2026

La Belgique se retrouve dans une situation beaucoup plus inconfortable que prévu. Dans un groupe G qui semblait abordable, les Diables rouges n’ont toujours pas gagné. Ils ont d’abord concédé un nul contre l’Egypte (1-1), puis un autre face à l’Iran (0-0).

Ces résultats ont placé l’équipe de Rudi Garcia sous forte pression avant son dernier match contre la Nouvelle-Zélande. La victoire est impérative pour espérer rejoindre les 16es de finale. Le sélectionneur belge l’a reconnu sans détour : son équipe n’a pas d’autre option que de s’imposer.

Les regards seront aussi tournés vers l’état de forme du duo Kevin De Bruyne-Romelu Lukaku. Jusqu’ici, les deux leaders offensifs n’ont pas pesé comme attendu. Face à l’équipe la moins bien classée du tournoi au classement FIFA avant la compétition, la Belgique doit enfin montrer son vrai visage.

En parallèle, les Belges suivront avec attention le duel entre l’Iran et l’Egypte à Seattle. Ce match peut redistribuer toute la hiérarchie du groupe, au moment où chaque point pèse lourd dans la course à la qualification.

Iran-Egypte, un match sensible au-delà du terrain

La rencontre entre l’Iran et l’Egypte s’inscrit aussi dans un contexte extra-sportif particulier. Les organisateurs locaux ont choisi d’en faire un “match des fiertés”, malgré les critiques exprimées par les deux camps avant la rencontre.

Les fédérations iranienne et égyptienne avaient publiquement rejeté toute association avec les célébrations LGBT+. Pourtant, leurs sélectionneurs ont évité la polémique en conférence de presse, préférant recentrer les débats sur le football.

De son côté, la FIFA a rappelé sa position. L’instance mondiale a indiqué que les messages en faveur des droits humains, y compris les drapeaux arc-en-ciel et d’autres symboles liés à l’identité de genre, restaient autorisés dans les stades au regard de son code de conduite. Pour suivre les informations officielles de la compétition, il est possible de consulter le site de la FIFA.

Des 16es de finale déjà très attendus

Le tableau des 16es commence déjà à prendre une belle allure. Le Maroc, demi-finaliste de la précédente édition, affrontera les Pays-Bas. De son côté, le Japon a hérité d’un immense défi avec un duel face au Brésil.

La Côte d’Ivoire attend encore de connaître son adversaire et retrouvera le deuxième du groupe I, donc la France ou la Norvège. L’Australie, deuxième du groupe D, sera opposée au deuxième du groupe de la Belgique.

D’autres nations restent dans l’attente, notamment l’Allemagne, le Mexique, les Etats-Unis et la Suisse. Elles doivent encore patienter avant que le classement des meilleurs troisièmes soit totalement figé. Une chose est déjà acquise : la Bosnie, l’Equateur et la Suède feront partie de ces meilleurs troisièmes.

À ce stade du tournoi, chaque résultat affine un tableau qui s’annonce relevé. La France veut sécuriser sa route, l’Espagne veut confirmer son statut, et la Belgique tente d’éviter une sortie prématurée. Vendredi pourrait donc redessiner en profondeur l’équilibre de cette Coupe du monde 2026.

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