Lucien Malama Auteur : Lucien Malama Posté le 07/07/2026 - 13:05 Football Football Internationale Sport

Jorge Jesus se rapproche du Portugal, Ronaldo face à une dernière grande décision

Jorge Jesus se rapproche du Portugal, Ronaldo face à une dernière grande décision

Cristiano Ronaldo pourrait retrouver Jorge Jesus à la tête du Portugal s’il choisit de poursuivre son aventure internationale. La tendance se précise au lendemain de l’élimination portugaise face à l’Espagne en Coupe du monde, avec l’annonce attendue de la succession de Roberto Martinez.

Au Portugal, plusieurs informations concordantes indiquent que Jorge Jesus est en pole pour reprendre la sélection. L’ancien entraîneur d’Al-Nassr est libre depuis son départ du club saoudien. Son arrivée dessinerait immédiatement un fil rouge évident: celui de sa relation récente avec Ronaldo, qu’il a dirigé en club et accompagné vers un titre de champion en Saudi Pro League la saison dernière via APK.

Le contexte donne du poids à cette hypothèse. Martinez a quitté son poste après la sortie du Portugal au Mondial, tournoi qui devait aussi marquer la fin de son contrat. L’Espagnol s’en va sans avoir atteint l’objectif majeur qui lui était assigné: offrir à la Seleção un premier grand trophée depuis l’Euro 2016 remporté en France. Désormais, la fédération portugaise semble prête à confier cette mission à un technicien expérimenté, connu pour son caractère affirmé et sa proximité avec certaines figures du vestiaire.

Jorge Jesus et Cristiano Ronaldo, une relation déjà construite

Si Jorge Jesus prend bien les commandes du Portugal, Ronaldo ne découvrira pas son nouveau sélectionneur. Les deux hommes ont travaillé ensemble à Al-Nassr, avec un résultat marquant: le titre de champion décroché sous le brassard du capitaine portugais. Pour l’attaquant passé par le Real Madrid et Manchester United, il s’agissait de son premier trophée majeur depuis son arrivée au Moyen-Orient en 2023.

Cette saison-là a aussi installé l’idée d’un duo qui se comprend. En mai, Jesus avait expliqué très clairement la raison de sa venue à Riyad: aider son compatriote à gagner. Le technicien avait même assumé que cette mission constituait le cœur de son engagement. Au-delà des mots, cette déclaration en disait long sur l’estime qu’il porte à Ronaldo et sur la place centrale du quintuple Ballon d’Or dans son projet.

Pour la sélection portugaise, ce détail n’est pas anodin. À 41 ans, Ronaldo ne se trouve plus dans la même phase de carrière. Son avenir international dépend moins d’un statut automatique que du cadre sportif proposé autour de lui. Avec Jesus, il retrouverait un entraîneur qui connaît ses exigences, son leadership, mais aussi les ajustements nécessaires pour continuer à tirer parti de sa présence dans les grands rendez-vous.

Cristiano Ronaldo temporise après la Coupe du monde

Reste la question essentielle: Ronaldo a-t-il encore envie de continuer avec le Portugal? Après 233 sélections, l’hypothèse d’une retraite internationale paraît crédible. L’attaquant a d’ailleurs reconnu que cette Coupe du monde était sa dernière. En revanche, il n’a pas voulu trancher à chaud sur la suite.

Touché par l’élimination, il a expliqué quitter le tournoi avec la conscience tranquille, estimant avoir tout donné. Le ton était celui d’un joueur déçu, mais pas encore prêt à fermer la porte. Il a surtout insisté sur un point: le moment n’était pas venu de prendre une décision définitive. Avant de parler d’avenir, Ronaldo veut du recul, du temps avec sa famille et une réflexion loin de l’émotion immédiate.

Cette prudence change beaucoup de choses. Elle laisse une fenêtre au Portugal, et peut-être à Jorge Jesus, pour tenter de prolonger encore un peu l’histoire. Même si la fin semble proche, la décision ne sera pas dictée uniquement par l’âge ou par l’élimination. Elle dépendra aussi du projet sportif, du rôle qui lui sera promis et de sa conviction intime qu’il peut encore servir la sélection.

Dans ce type de dossier, la dimension symbolique compte autant que l’aspect tactique. Ronaldo n’est pas un joueur comme un autre au Portugal. Son nom, son influence et son vécu restent immenses. C’est aussi ce qui rend la transition délicate pour n’importe quel sélectionneur. Sur ce plan, Jesus aurait un avantage: il n’aurait pas à construire la relation, elle existe déjà.

Roberto Martinez défend Cristiano Ronaldo jusqu’au bout

Avant de partir, Roberto Martinez a tenu à saluer publiquement l’attitude de son capitaine. L’ancien sélectionneur a décrit Ronaldo comme un capitaine exemplaire, capable d’incarner bien plus que des statistiques ou des gestes décisifs. Il a insisté sur son implication quotidienne, son engagement et sa manière de vivre le football.

Martinez a également rappelé le climat de doute qui entourait Ronaldo lorsqu’il avait pris ses fonctions. À ses yeux, l’attaquant a répondu en leader, sur le terrain comme dans le vestiaire. Le sélectionneur sortant a même parlé d’une figure à célébrer, estimant que le football ne produit pas souvent des profils d’une telle dimension.

Ce soutien n’a pourtant pas suffi à éteindre les critiques. Après l’élimination contre l’Espagne, certains observateurs ont pointé le choix de laisser Ronaldo jouer l’intégralité du match, alors que Gonçalo Ramos représentait une autre option offensive. Le débat n’est pas nouveau: il oppose la logique du statut à celle du renouvellement.

Le débat sur son temps de jeu relance la question de l’avenir du Portugal

Martinez, lui, a défendu sa décision sans détour. Dans son raisonnement, un match où le Portugal cherche un but ne se prête pas à une sortie de Ronaldo. Il a mis en avant sa présence dans la surface, sa capacité à créer des espaces et le danger qu’il représente sur les coups de pied arrêtés. Pour l’ancien patron de la Belgique, retirer un tel joueur dans le temps réglementaire n’aurait pas eu de sens.

Il a tout de même admis qu’en prolongation, l’option Gonçalo Ramos aurait pu devenir pertinente. Cette nuance résume assez bien l’état actuel du dossier. Ronaldo reste une référence, mais la gestion de son temps de jeu devient un sujet central. Le prochain sélectionneur devra trouver le bon équilibre entre respect de l’icône et besoins d’une équipe qui pense déjà au cycle suivant.

C’est précisément là que Jorge Jesus sera attendu s’il est officialisé. Son éventuelle nomination ne répondra pas seulement à la question du banc portugais. Elle dira aussi quelle place le Portugal veut encore réserver à Cristiano Ronaldo dans les mois à venir. Continuer avec lui, oui, mais dans quelles conditions et pour quel objectif?

La réponse n’est pas encore connue. Une seule certitude, en revanche: la décision de Ronaldo pèsera lourd dans la prochaine étape de la sélection. Et si Jorge Jesus devient bien le nouveau visage du Portugal, il arrivera avec un dossier brûlant entre les mains, celui du plus grand nom de l’histoire récente du football portugais. Pour suivre l’actualité des compétitions internationales, le site de la FIFA reste la référence officielle.

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