Lucien Malama Auteur : Lucien Malama Posté le 06/08/2026 - 06:13 Football Africain

Le championnat d’Égypte relance sa saison avec un derby fixé en octobre

La Premier League égyptienne reprendra le 21 août avec un calendrier déjà chargé de repères forts, à commencer par le derby du Caire entre le Zamalek, champion sortant, et Al Ahly le 11 octobre. Le tirage de la saison 2026-2027, effectué mercredi par l’Egyptian Pro League, confirme aussi un format à deux phases qui continue de remodeler la course au titre comme la lutte pour le maintien.

Le Zamalek ouvrira sa défense du titre contre l’Ittihad d’Alexandrie, au stade du Caire, le vendredi 21 août. Pyramids FC, dauphin la saison passée, se déplacera le lendemain sur la pelouse de Ghazl El Mahalla, tandis qu’Al Ahly débutera contre ENPPI le 23 août, également au stade du Caire.

Un début de saison dense pour les grands clubs

Le calendrier place très tôt les affiches qui structurent la saison égyptienne. Le derby entre Al Ahly et le Zamalek, prévu lors de la sixième journée, dépasse largement l’enjeu comptable: il concentre rivalité sportive, poids symbolique et pression populaire dans un football où les grands clubs continuent de donner le rythme du débat public. Avant même son entrée en championnat, Al Ahly doit encore disputer le Trophée Joan Gamper face au FC Barcelone, le 19 août à Barcelone, un rendez-vous qui ajoute une dimension internationale à son mois d’août.

D’autres chocs suivront rapidement. Al Ahly recevra Pyramids FC le 23 novembre lors de la neuvième journée, puis Pyramids accueillera le Zamalek le 28 décembre à l’Air Defence Stadium, pour la treizième journée. Dans une ligue où les écarts se jouent souvent sur la régularité plus que sur l’abondance de confrontations directes, la position de ces matches dans le calendrier peut peser lourd sur la dynamique psychologique et physique des prétendants.

Un format qui change la lecture du championnat

Comme la saison précédente, la compétition sera disputée en deux phases. Lors de la première, les 20 clubs joueront 19 matches dans une formule à aller simple. Les six premiers accéderont ensuite à une mini-ligue pour le titre, tandis que les 14 autres seront versés dans un groupe distinct chargé de désigner les quatre relégués.

Ce système resserre l’enjeu à chaque journée. Avec une seule confrontation initiale contre chaque adversaire, les marges d’erreur se réduisent, surtout pour les équipes qui visent le top 6. Ce type de format tend à valoriser la profondeur d’effectif, la capacité à prendre des points contre les équipes de milieu de tableau et la gestion des périodes d’enchaînement. À l’inverse, un mauvais départ devient plus difficile à corriger qu’en championnat classique à matches aller-retour.

Le calendrier reste sous contrainte continentale et internationale

Le championnat marquera une pause après la cinquième journée, à la mi-septembre, afin de permettre à l’Égypte de préparer les qualifications pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations. La sélection recevra l’Angola le 23 septembre avant de se déplacer au Soudan du Sud quatre jours plus tard. Cette articulation entre calendrier domestique et fenêtres internationales reste une donnée centrale pour les clubs les plus fournis en internationaux.

Taha Ezzat, président de la commission des compétitions de la ligue égyptienne, a indiqué que la première phase s’achèverait le 20 février et que la seconde débuterait le 8 mars. La fin de saison est programmée au 28 mai, même si la grille de mai pourrait être ajustée en fonction des dates des finales de la Ligue des champions de la CAF et de la Coupe de la Confédération. Pour les clubs engagés sur plusieurs fronts, la question n’est pas seulement celle du talent, mais aussi de la rotation, de la récupération et de la stabilité tactique dans un environnement où le calendrier reste mouvant.

Au-delà des affiches, une saison test pour l’équilibre du football égyptien

Le championnat égyptien continue de chercher un équilibre entre prestige des grandes rivalités, exigences continentales et nécessité d’offrir une compétition lisible à 20 clubs. Le maintien du format à deux phases traduit une volonté d’intensifier l’enjeu sportif, mais il impose aussi une gouvernance rigoureuse du calendrier et de l’arbitrage, deux points sensibles dans les grandes ligues de la région.

Pour le Zamalek, l’enjeu sera de défendre son titre dans un cadre plus resserré. Pour Al Ahly et Pyramids, il s’agira de convertir leur densité d’effectif en constance sur la durée. Et pour le championnat lui-même, cette nouvelle saison servira de test: sa capacité à produire des affiches fortes est acquise; reste à garantir une compétition soutenable, cohérente et disputée jusqu’au bout. Découvrez aussi comment les Bafana Bafana flèchent leurs primes vers la relève et comment la RD Congo attire huit binationaux après son Mondial fondateur.

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