Tottenham va toucher un joli chèque de la FIFA grâce à ses internationaux
Tottenham va toucher un joli chèque de la FIFA grâce à ses internationaux
Le focus sur Tottenham FIFA tombe à point nommé pour les Spurs. Après la Coupe du monde, le club londonien doit récupérer environ 1,46 million de livres sterling via le programme de compensation mis en place par la FIFA, une somme liée à la présence de plusieurs joueurs de l’effectif sur le tournoi disputé aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Ce n’est pas un jackpot capable de bouleverser un mercato, mais c’est un soutien bienvenu pour un club qui a déjà beaucoup investi cet été.
Neuf joueurs sous contrat avec Tottenham figuraient dans la compétition. Deux d’entre eux, Pedro Porro et Cristian Romero, se sont même retrouvés face à face en finale au MetLife Stadium, dans le New Jersey, dimanche soir. L’Espagnol a terminé le tournoi avec le trophée, après le succès de l’Espagne contre l’Argentine, mais pour Tottenham, l’essentiel se mesure surtout en jours d’absence… et donc en compensation financière liée à l’APK.
Comment la FIFA calcule l’indemnité versée à Tottenham
Le mécanisme est clair. En septembre 2025, la FIFA a annoncé une enveloppe de 355 millions de dollars, soit environ 264 millions de livres, pour son Club Benefits Programme sur les éditions 2026 et 2030 de la Coupe du monde. Dans ce total, 250 millions de dollars, soit près de 187 millions de livres, sont directement réservés au tournoi lui-même.
Le calcul repose sur la durée de mise à disposition des internationaux. À partir du 25 mai, date officielle de libération des joueurs pour leurs sélections, chaque jour passé en équipe nationale rapporte 5 000 dollars au club concerné, jusqu’au lendemain du dernier match disputé par le pays en question. C’est un système pensé pour compenser, au moins partiellement, l’absence des joueurs en pleine période estivale.
Pour Tottenham, les cas les plus rentables sont naturellement ceux de Pedro Porro et Cristian Romero. Les deux défenseurs ayant atteint la finale, les Spurs ont droit à deux forfaits de 57 jours. Chacun représente 285 000 dollars, soit environ 212 900 livres. À eux seuls, les deux finalistes apportent donc une part très importante de la somme attendue.
Pedro Porro, Romero et Spence tirent Tottenham FIFA vers le haut
La belle surprise financière ne s’arrête pas à Porro et Romero. Djed Spence, engagé avec l’Angleterre, a lui aussi gonflé l’addition. Son parcours a mené les Three Lions jusqu’aux demi-finales, avant une victoire lors du match pour la troisième place dimanche soir. Résultat: 55 jours d’absence et 275 000 dollars supplémentaires pour Tottenham, soit environ 205 150 livres.
Derrière ce trio, plusieurs joueurs ont offert une contribution plus modeste, mais loin d’être négligeable. Kevin Danso avec l’Autriche, Micky van de Ven avec les Pays-Bas, Pape Matar Sarr avec le Sénégal et Lucas Bergvall avec la Suède ont tous quitté la compétition en seizièmes de finale. Leur présence, comprise entre 36 et 39 jours selon les parcours, doit rapporter au total environ 750 000 dollars, soit près de 560 000 livres.
Rodrigo Bentancur, lui, n’a pas pu faire grimper davantage le compteur. L’Uruguay a été éliminé dès la phase de groupes, ce qui limite sa compensation à 170 000 dollars, l’équivalent d’environ 126 000 livres. La logique du programme est implacable: plus une sélection va loin, plus le club récupère un montant conséquent.
Des cas particuliers réduisent légèrement le gain des Spurs
Le dossier ne se résume pas à une simple addition. Certaines situations administratives viennent nuancer le montant final. C’est notamment le cas de Luka Vuskovic. Sur la liste officielle de la FIFA, le jeune défenseur de 19 ans apparaissait comme joueur de Hambourg, puisqu’il restait techniquement prêté par Tottenham au moment du tournoi.
Vuskovic, qui a depuis rejoint Brighton, a aidé la Croatie à atteindre les seizièmes de finale. Son parcours de 39 jours ouvre droit à 195 000 dollars, soit environ 145 000 livres. Toutefois, ce montant ne reviendra pas intégralement à Tottenham.
Le règlement prévoit aussi une rémunération pour les clubs qu’un joueur a représentés lors des deux années précédant la Coupe du monde. Dans cette logique, la part générée par Kevin Danso, arrivé de Lens l’an dernier, ainsi que celle liée à Vuskovic, doit être partagée avec leurs anciens clubs. C’est un détail important, car il empêche le total brut de se transformer en gain net intégral pour les Spurs.
Pourquoi cette prime Tottenham FIFA tombe au bon moment
Au final, Tottenham peut espérer récupérer environ 1,46 million de livres. À l’échelle des finances d’un grand club de Premier League, la somme reste mesurée. Elle ne suffira pas, à elle seule, à financer l’arrivée d’une nouvelle star. En revanche, dans un été déjà marqué par plus de 200 millions de livres dépensées sur le marché, ce coup de pouce n’a rien d’anodin.
Pour Johan Lange, chargé de poursuivre le renforcement de l’effectif, et pour Roberto De Zerbi, qui attend un groupe encore plus compétitif, cette rentrée d’argent offre un peu d’air. Elle peut aider à absorber certains coûts périphériques ou à faciliter les derniers ajustements d’un effectif appelé à répondre à de fortes exigences.
Tout n’est pas positif pour autant. Tottenham ne touchera rien pour la participation d’Andy Robertson et de Jan Paul van Hecke. Au moment de l’inscription officielle pour la Coupe du monde, les deux joueurs étaient enregistrés respectivement à Liverpool et Brighton. Là encore, l’administration fait foi, et elle prive les Londoniens d’un complément qui aurait pu pousser la facture encore plus haut.
Reste une conclusion simple: sans faire grand bruit, la Coupe du monde laisse aux Spurs un bénéfice réel. Dans un football où chaque marge compte, cette prime liée aux internationaux ressemble moins à un bonus qu’à une ressource utile, presque stratégique, au moment de consolider l’effectif pour la suite.