L’Allemagne écrase Curaçao 7-1 et lance sa Coupe du monde en fanfare
Sept buts, une démonstration de force collective et un score qui résonne comme un écho du passé : l’Allemagne a ouvert sa campagne du groupe E de la Coupe du monde 2026 par une victoire écrasante face à Curaçao, sur le score de 7 buts à 1. Le match, disputé dans la matinée du 15 juin (heure vietnamienne), n’a laissé aucun doute sur la hiérarchie entre les deux sélections, même si les Caribéens ont su inscrire leur nom dans l’histoire en marquant leur tout premier but en Coupe du monde.
Une machine offensive qui tourne à plein régime dès l’entame
L’Allemagne a pris le contrôle du match dès le coup d’envoi, ne laissant que peu de répit à une équipe de Curaçao qui dispute sa première Coupe du monde. Le premier but est tombé à la sixième minute : Wirtz a servi Nmecha à l’entrée de la surface, et l’attaquant a glissé le ballon du pied droit, avec suffisamment de précision pour laisser le gardien Room sans réaction. La mécanique allemande était lancée.
La réponse de Curaçao, inattendue mais méritée, est venue à la 21e minute. Sur une relance approximative de la défense allemande, Comenencia a surgi et a expédié le ballon dans le coin opposé du but de Neuer d’une frappe du pied gauche. Un but historique pour une nation qui foule pour la première fois les pelouses d’un Mondial – et une piqûre d’orgueil pour la Mannschaft, qui s’est reprise sans tarder.
Schlotterbeck a rétabli l’avantage allemand à la 38e minute sur corner, en coupant intelligemment le ballon de la tête au second poteau. Puis, dans les arrêts de jeu de la première période, un penalty accordé après une faute de Bazoer sur Nmecha a offert à Kai Havertz la possibilité de porter le score à 3-1. Il l’a saisie avec sang-froid, plaçant le ballon du pied gauche dans le coin inférieur gauche. Deux minutes plus tard, Musiala, lancé en profondeur par Kimmich, a creusé l’écart à 4-1 d’une frappe rasante du pied droit. La rencontre était pliée avant même la mi-temps.
Un deuxième acte sans relâche, Curaçao ne se résigne pas
La seconde période a prolongé le récital offensif allemand. À la 68e minute, Brown a repris le ballon en première intention du pied droit pour inscrire le cinquième but. À la 78e, une passe en retrait de Kimmich dans la surface a permis à Undav de conclure facilement, 6-1. Enfin, Havertz a signé un doublé personnel à la 88e minute, armant une reprise du gauche pour fixer le score définitif à 7-1.
À noter que Curaçao a continué d’attaquer malgré le score, refusant de se replier derrière un bloc défensif. Cette posture courageuse, mais tactiquement risquée face à une équipe de ce calibre, a offert aux Allemands des espaces en contre qu’ils ont exploités méthodiquement. L’équipe caribéenne a même cru réduire l’écart en deuxième période, mais le but a été refusé pour hors-jeu.
Le spectre de 2014 et le poids d’un chiffre
Le score final – 7-1 – est impossible à ne pas associer à un autre épisode de l’histoire du football allemand. En 2014, lors de la demi-finale disputée au Brésil, l’Allemagne avait infligé ce même résultat à la Seleção brésilienne, sur sa propre pelouse. Cette soirée, connue sous le nom de « Mineirazo », reste l’une des défaites les plus traumatisantes de l’histoire des Coupes du monde. L’Allemagne avait ensuite été sacrée championne du monde.
La répétition de ce chiffre n’est peut-être qu’une coïncidence statistique, mais elle alimente inévitablement les espoirs – et les projections – autour de la sélection entraînée par Julian Nagelsmann. La Mannschaft aborde ce tournoi dans un contexte différent de celui des années de disette qui ont suivi 2018 : une génération de joueurs techniques et mobiles, incarnée par des profils comme Musiala, Wirtz ou Havertz, semble avoir retrouvé une identité de jeu lisible et ambitieuse. Ce premier match n’est qu’un test contre une opposition modeste, mais la manière compte autant que le résultat dans l’optique des phases décisives à venir.
Curaçao, une première historique malgré la correction
Pour Curaçao, petite île des Caraïbes d’environ 150 000 habitants, la qualification pour cette Coupe du monde constitue en soi une réussite considérable. Malgré la sévérité du score, le but de Comenencia restera gravé dans la mémoire collective d’un football caribéen qui cherche à exister sur la scène mondiale. Participer, marquer, et continuer à jouer offensivement même face à une grande nation du football européen : Curaçao a au moins prouvé que sa présence ici n’était pas accidentelle. Les prochains matchs du groupe E diront si cette équipe peut surprendre des adversaires plus à sa portée. Pour suivre d’autres actualités sur le Mondial, consultez aussi les fédérations africaines et asiatiques et les stars du foot français.