Feisal Salum rêve de grandes nuits à Dar es Salaam avant l’AFCON 2027
Dans exactement un an, la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies PAMOJA 2027 ouvrira ses portes en Afrique de l’Est, avec la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda comme pays hôtes. Pour le milieu de terrain des Taifa Stars Feisal Salum, cette échéance représente bien plus qu’un simple tournoi à domicile : c’est une occasion historique de faire rayonner le football est-africain sur l’ensemble du continent. Il s’est confié en exclusivité à CAFOnline.com.
Accueillir l’Afrique, une responsabilité autant qu’une fierté
Lorsque la désignation des pays hôtes a été annoncée, Feisal Salum décrit une émotion collective immédiate, partagée bien au-delà des vestiaires. « C’était un moment extraordinaire pour le pays et pour nous en tant que joueurs. C’est un immense honneur », confie-t-il. La Tanzanie co-organise cette édition aux côtés du Kenya et de l’Ouganda sous le signe de l’unité, résumée par le mot swahili « PAMOJA » – ensemble. Ce choix n’est pas anodin : il ancre le tournoi dans une identité culturelle régionale forte, celle d’une Afrique de l’Est qui revendique sa place sur la scène continentale du football.
Organiser une Coupe d’Afrique des Nations implique des exigences considérables en matière d’infrastructure, de sécurité, de logistique et d’accueil. Pour les joueurs locaux, cela signifie aussi évoluer sous une pression inédite, amplifiée par les attentes d’un public qui sera présent à chaque match. Le Benjamin Mkapa Stadium de Dar es Salaam, enceinte principale de la Tanzanie, est appelé à devenir le théâtre de rencontres décisives. Feisal Salum l’envisage avec enthousiasme plutôt qu’avec appréhension. « Notre approche est de transformer la pression en plaisir », dit-il. « Nous devons utiliser la passion et le soutien autour de nous pour nous pousser au-delà de nos limites. »
Un tremplin marocain vers des ambitions plus hautes
La dernière participation des Taifa Stars à la CAN – disputée au Maroc – a marqué un tournant dans la perception du football tanzanien. L’équipe a démontré sa capacité à rivaliser avec des adversaires mieux classés et a surpris nombre d’observateurs. Cette expérience a servi de catalyseur. Pour 2027, Feisal Salum refuse de s’enfermer dans la modestie de façade. Il évoque des demi-finales comme objectif concret, et n’écarte pas la possibilité d’aller encore plus loin. « Gagner le titre, c’est entre les mains de Dieu. Parfois, le destin choisit une autre équipe. Mais une chose est certaine – nous donnerons tout ce que nous avons. »
Cette ambition s’inscrit dans une dynamique plus large. Le football est-africain a longtemps vécu dans l’ombre des puissances d’Afrique de l’Ouest et du Nord. Accueillir la CAN 2027 constitue une opportunité de rééquilibrer cette perception, non seulement sur le plan sportif, mais aussi en termes d’organisation, d’infrastructures et de visibilité internationale. Les trois pays hôtes disposent d’audiences passionnées et de traditions footballistiques solides, même si leur palmarès continental reste limité à ce stade.
La rivalité régionale, moteur d’une compétition fraternelle
La particularité de cette édition réside dans la cohabitation de trois nations voisines et rivales au sein d’un même projet d’organisation. Feisal Salum reconnaît ouvertement la tension créative que cela génère. « La rivalité est réelle. Il y a une forte concurrence entre nos nations. Si nous affrontons le Kenya, ce sera une grande occasion, une véritable bataille fraternelle. Mais c’est une rivalité saine, qui existe par amour du football. » Le terme PAMOJA prend ici tout son sens : l’unité ne signifie pas l’absence de compétition, mais la capacité à la transcender pour offrir un spectacle commun à l’Afrique entière.
Sur le plan des adversaires rêvés, le milieu tanzanien ne tourne pas autour du pot. Il cite le Maroc, le Sénégal et la Côte d’Ivoire – trois des formations les plus titrées et les plus médiatisées du football africain contemporain – comme des équipes qu’il aspire à affronter devant son propre public. « Jouer contre ces équipes à domicile face à nos supporters serait magique », affirme-t-il. Ces équipes incarnent aussi les standards techniques auxquels le football est-africain cherche à se mesurer.
Un message à tout un continent
Au-delà du sport, Feisal Salum formule une invitation sincère à l’ensemble des fans africains. « La CAN est le summum du football sur le continent. En ouvrant nos portes à l’Afrique, nous voulons raconter notre histoire et partager notre culture et notre hospitalité. » Il encourage supporters tanzaniens et amateurs de football de la région à se mobiliser non seulement pour les matchs, mais dès les séances d’entraînement, pour créer une atmosphère de fête dès les premières heures du tournoi.
À douze mois du coup d’envoi, l’enthousiasme de Feisal Salum reflète celui d’un pays qui mesure l’ampleur de ce qui s’annonce. La TotalEnergies CAF AFCON PAMOJA 2027 pourrait bien marquer un avant et un après dans l’histoire du football est-africain – à condition que l’organisation tienne ses promesses et que les équipes locales transforment l’énergie de leur public en performances mémorables. Pour plus d’analyses sur les compétitions internationales, consultez aussi la Coupe du monde et suivez l’évolution des pronostics pour les équipes africaines.