Patrice Koyamba Auteur : Patrice Koyamba Posté le 25/06/2026 - 16:02 Football Internationale Football joueurs

Foued Kadir croit au parcours de l’Algérie au Mondial 2026

L’Algérie au Mondial nourrit de vraies ambitions, et Foued Kadir n’a pas caché sa confiance avant le dernier match de groupe face à l’Autriche. L’ancien international algérien estime que les Fennecs ont les moyens d’aller loin, à condition de jouer sans calcul et de surfer sur leur dynamique retrouvée.

À 42 ans, l’ex-milieu offensif reste un homme de terrain. Toujours actif avec Istres en National 2, il continue de vivre le football au quotidien. Son attachement à la sélection n’a jamais faibli. Pour lui, suivre l’Algérie en Coupe du monde ravive forcément le souvenir marquant de 2010, qu’il considère encore comme le sommet de sa carrière.

L’Algérie au Mondial relancée après un début contrasté

Le regard de Foued Kadir sur le tournoi algérien est nuancé. Il juge que l’entrée en lice face à l’Argentine a été trop timide. Selon lui, les Verts ont accordé trop de respect à leur adversaire, sans imposer assez d’intensité dans les duels ni assez d’agressivité dans le jeu.

En revanche, la réaction contre la Jordanie l’a convaincu. Menée 1-0 à la pause, l’Algérie a trouvé les ressources pour renverser le match et s’imposer 2-1. Cette remontée compte beaucoup à ses yeux. Elle révèle une force mentale précieuse et une bonne réponse collective après la déception initiale.

Cette victoire change aussi l’atmosphère autour du groupe. Elle redonne de la confiance avant le rendez-vous décisif contre l’Autriche. Pour Kadir, c’est un point essentiel dans une compétition où l’élan psychologique peut faire basculer un parcours.

Des cadres toujours décisifs pour l’Algérie au Mondial

Foued Kadir salue la longévité de plusieurs leaders de la sélection. Il cite Aïssa Mandi, qu’il voit comme le patron naturel de la défense, mais aussi Nabil Bentaleb, dont il apprécie la maîtrise du tempo au milieu. Quant à Riyad Mahrez, il le considère toujours comme une référence majeure du football algérien.

Le cas Mahrez a d’ailleurs animé les débats après son passage sur le banc lors du premier match. Kadir tranche clairement. Pour lui, le gaucher reste indispensable par son expérience, sa qualité technique et sa capacité à débloquer une rencontre sur une action.

Il avance même une piste tactique. Plutôt que de l’exiler sur un côté, il l’imaginerait volontiers dans l’axe, en numéro 10, derrière l’attaquant. L’idée serait de libérer sa créativité et de préserver son influence offensive. Cette projection rappelle certains grands meneurs utilisés plus près du cœur du jeu que de la ligne de touche.

Une nouvelle génération qui pousse fort

Au-delà des anciens, Kadir se montre très enthousiaste à propos des jeunes talents. Ibrahim Maza fait partie de ceux qui l’impressionnent le plus. Il admire son niveau affiché en Allemagne et son potentiel pour devenir un joueur central dans les années à venir.

Mais il appelle aussi à la mesure. Pour lui, le talent du jeune milieu est évident, pourtant il faut lui laisser du temps. La progression doit se faire sans emballement inutile. C’est, selon Kadir, la meilleure manière de protéger un joueur promis à un avenir important.

Il a aussi un avis précis sur Farès Chaïbi. S’il apprécie son activité, ses courses et son sens du collectif, il ne le voit pas comme un pur ailier. À ses yeux, Chaïbi serait plus à l’aise dans un rôle de relayeur, au cœur du jeu, là où il pourrait davantage exprimer sa lecture et son volume.

Cette analyse rejoint l’idée d’une équipe algérienne encore perfectible dans son animation. Les qualités sont là, pense-t-il, mais certains profils pourraient être mieux utilisés pour hausser le plafond de cette sélection.

Face à l’Autriche, Kadir refuse tout calcul

Le prochain duel contre l’Autriche représente un tournant. Certains pourraient être tentés de penser au classement final du groupe et à un éventuel huitième de finale plus favorable. Foued Kadir rejette totalement cette logique.

Pour lui, une Coupe du monde ne se joue pas avec la peur au ventre. Il faut entrer sur le terrain pour gagner, et rien d’autre. Chercher un nul ou réfléchir à l’adversaire suivant serait, selon lui, la meilleure façon de se compliquer la tâche.

Son message est simple. L’Algérie doit jouer libérée, prendre les trois points et sortir de cette phase avec un maximum de confiance. Ensuite, quel que soit l’adversaire, il faudra assumer. Dans son esprit, une équipe ambitieuse ne choisit pas son chemin, elle tente de s’imposer à tous.

Cette philosophie colle bien à l’ADN des grandes compétitions. Les parcours marquants se construisent souvent dans l’audace. Kadir veut donc voir des Fennecs entreprenants, capables de lâcher les chevaux plutôt que de subir les événements.

L’Algérie au Mondial peut-elle viser les quarts ?

Sur le fond, l’ancien international se montre résolument optimiste. Il juge cette équipe assez talentueuse pour écrire une belle histoire. L’Algérie possède, selon lui, des arguments techniques, de l’expérience et un noyau capable de tenir le choc sur la scène mondiale.

Il reste prudent sur un point. Le tableau final comptera beaucoup. Le tirage, la forme du moment et les détails d’un match couperet peuvent tout changer. Toutefois, avec un peu de réussite et la bonne dynamique, il estime que les quarts de finale ne relèvent pas du fantasme.

Cette projection n’est pas anodine. Elle traduit la confiance d’un ancien cadre qui connaît le poids d’un Mondial et l’exigence de ce niveau. Son discours repose moins sur l’euphorie que sur la conviction que ce groupe possède des leviers réels pour surprendre.

À l’heure d’aborder un match décisif, le message de Kadir est limpide. L’Algérie doit croire en elle, assumer ses qualités et avancer sans retenue. Pour suivre l’actualité officielle de la compétition, les supporters peuvent consulter le site de la FIFA.

Entre l’expérience des cadres et l’éclosion des jeunes, les Fennecs semblent disposer d’un équilibre intéressant. Reste désormais à transformer ce potentiel en résultats. C’est sur la pelouse, face à l’Autriche, que cette ambition devra prendre forme. Consultez aussi La Coupe du Monde 2026 propulse les startups africaines vers un marché de milliards et Hérita Ilunga croit à l’exploit des Léopards au Mondial 2026 pour plus d’analyses sur la compétition.

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