Patrice Koyamba Auteur : Patrice Koyamba Posté le 10/07/2026 - 16:06 Football

Jorge Jesus prend le Portugal et relance le dossier Cristiano Ronaldo

Jorge Jesus prend le Portugal et relance le dossier Cristiano Ronaldo

Jorge Jesus devient le nouveau sélectionneur du Portugal, un choix qui ouvre aussitôt une nouvelle séquence pour la Seleção. Quelques jours après la fin de l’ère Roberto Martinez, la Fédération portugaise a officialisé l’arrivée du technicien portugais, chargé de remettre l’équipe sur les rails après une Coupe du monde bien en dessous des attentes.

Le timing n’a rien d’anodin. Le Portugal abordait le Mondial avec des ambitions élevées, porté par un effectif considéré comme l’un des plus talentueux du tournoi. Pourtant, le parcours s’est rapidement grippé. Deuxième du groupe K derrière la Colombie, la sélection lusitanienne a ensuite passé de justesse l’obstacle croate avant de tomber face à l’Espagne en seizièmes de finale, un scénario largement commenté sur APK.

Dans la foulée de cette élimination, Roberto Martinez a acté la fin de son mandat. La fédération n’a pas traîné pour lui trouver un successeur. Vendredi, elle a donc confié le banc à Jorge Jesus, entraîneur chevronné au parcours aussi long que varié.

Jorge Jesus, un profil expérimenté pour relancer le Portugal

Le choix de Jorge Jesus s’inscrit dans une logique d’expérience. L’entraîneur portugais a dirigé 16 clubs au cours de sa carrière, avec des passages marquants dans son pays, notamment à Benfica et au Sporting CP. Son itinéraire l’a aussi mené en Turquie et en Arabie saoudite, dans des environnements très différents, ce qui a façonné un profil de technicien habitué à la pression.

Son poste le plus récent se situait à Al-Nassr. Ce détail compte, car il y a déjà côtoyé Cristiano Ronaldo au quotidien. Cette relation de travail préexistante donne une dimension supplémentaire à sa nomination. Elle pourrait faciliter certaines décisions. Elle pourrait aussi, à l’inverse, placer encore plus vite le débat sur la table.

Car au-delà du simple changement d’entraîneur, c’est bien la direction sportive du Portugal qui se joue maintenant. Le chantier ne concerne pas seulement les résultats. Il touche aussi à l’équilibre du groupe, à la hiérarchie offensive et à la manière d’exploiter un réservoir de talents que beaucoup imaginaient capable de viser le titre mondial.

Le cas Cristiano Ronaldo au centre de l’ère Jorge Jesus

L’arrivée de Jorge Jesus remet immédiatement en lumière l’avenir international de Cristiano Ronaldo. Avant le tournoi, l’attaquant avait annoncé que la Coupe du monde 2026 serait la dernière de sa carrière. Pourtant, sa place de titulaire a largement alimenté les critiques pendant la compétition, tant ses performances ont laissé une impression mitigée.

À 41 ans, le meilleur buteur de l’histoire du Portugal a inscrit trois buts durant le tournoi. Deux sont arrivés contre l’Ouzbékistan, et le troisième face à la Croatie sur penalty. Un bilan honorable sur le plan comptable, mais qui n’a pas suffi à éteindre les débats autour de son influence réelle dans le jeu et de sa présence systématique dans le onze de départ.

Dès lors, une question domine: Ronaldo disputera-t-il encore des matches avec la sélection? Rien n’a été annoncé à ce stade. Mais la nomination de Jesus modifie forcément la perspective. Le sélectionneur connaît le joueur, son statut, son poids médiatique et ce qu’il représente encore dans un vestiaire national. Il devra surtout trancher entre la fidélité à une légende et la nécessité de préparer la suite.

Un Portugal attendu au tournant après la Coupe du monde

Le contexte rend cette transition particulièrement sensible. Le Portugal ne sort pas d’un simple tournoi raté; il sort d’une compétition où l’écart entre le potentiel affiché sur le papier et la réalité du terrain a sauté aux yeux. Avec un groupe aussi riche, la sélection figurait parmi les candidats crédibles à un premier sacre mondial. La déception a donc été d’autant plus forte.

Jorge Jesus arrive avec une mission claire: redonner de la cohérence à une équipe qui n’a jamais vraiment trouvé son rythme en Amérique du Nord. Finir derrière la Colombie en phase de groupes avait déjà fragilisé la dynamique. Le succès étriqué contre la Croatie n’a pas rassuré davantage. Puis l’Espagne a mis fin au parcours portugais, en confirmant les limites observées depuis le début du tournoi.

Le nouveau sélectionneur devra vite recréer une impulsion. Il ne disposera pas d’un long état de grâce. Au Portugal, les attentes restent élevées, et chaque choix sera scruté, du système de jeu aux cadres appelés à rester au centre du projet. Pour suivre l’actualité des compétitions internationales, le cadre officiel reste celui de la FIFA.

Premier rendez-vous pour Jorge Jesus le 24 septembre

La première sortie de Jorge Jesus à la tête du Portugal est déjà connue. Elle aura lieu le 24 septembre, avec un duel contre le pays de Galles en ouverture de la défense du titre portugais en Ligue des nations. L’affiche n’a rien d’un simple galop d’essai. Elle servira immédiatement de point de départ à ce nouveau cycle.

Ce match offrira un premier indice sur les intentions du nouveau patron de la Seleção. Le regard se portera naturellement sur la liste, puis sur le onze aligné. Cristiano Ronaldo y figurera-t-il encore? La question accompagnera les débuts de Jesus, presque autant que le résultat lui-même.

Une chose est certaine: le Portugal entre dans une phase charnière. Le changement de sélectionneur ne résout pas tout, mais il marque une rupture nette après l’échec mondial. Et dans cette nouvelle histoire, Jorge Jesus devra très vite répondre à la question que tout le pays se pose déjà: comment construire l’avenir sans se laisser enfermer par le passé?

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