The Open 2026: Scottie Scheffler lance bien sa défense malgré une fin de parcours frustrante
The Open 2026: Scottie Scheffler lance bien sa défense malgré une fin de parcours frustrante
Scottie Scheffler a démarré The Open 2026 sur des bases solides, même si sa première journée a laissé un léger goût d’inachevé. Le numéro un mondial a rendu une carte de 68, soit deux coups sous le par, au terme d’un tour marqué par un départ très tranchant, puis par quelques occasions manquées sur la fin.
Tenant du Claret Jug, l’Américain s’est rapidement installé dans le rythme à Royal Birkdale. Dès les premiers trous, il a rappelé pourquoi il abordait le tournoi avec l’étiquette de favori, en signant quatre birdies sur ses six premiers trous. Une entame autoritaire, presque clinique, qui a immédiatement renforcé l’idée qu’il était prêt à défendre son titre avec sérieux via l’APK.
Pourtant, la suite a été moins fluide. Après un superbe long putt pour birdie au 6, Scheffler a concédé un coup au 7, un par 3 qui a cassé son élan. Il n’est ensuite jamais vraiment parvenu à convertir assez souvent son bon jeu pour aller chercher un score encore plus bas. Sa carte reste positive, mais elle aurait pu être plus lourde en conséquences pour ses adversaires.
Scottie Scheffler satisfait d’une journée “solide”
Malgré cette fin de tour plus heurtée, Scottie Scheffler n’a pas caché une certaine satisfaction. Son analyse est restée mesurée, presque froide, à l’image de son golf. Il a reconnu un excellent début de partie, tout en regrettant de ne pas avoir mieux exploité plusieurs bonnes situations sur les greens.
Le Texan a surtout insisté sur la qualité de son jeu du tee au green. Il a estimé avoir trouvé beaucoup de fairways et beaucoup de greens, un élément essentiel sur un parcours qui expose vite les joueurs à des positions délicates. Dans son esprit, la base de travail est donc saine. À défaut d’avoir tout converti, il a le sentiment d’avoir maîtrisé l’essentiel.
Cette lecture n’a rien d’anodin. Sur un Open, la patience compte souvent autant que l’inspiration. Scheffler a rappelé que le parcours comportait de vrais pièges et qu’un joueur pouvait très vite se compliquer la tâche. De ce point de vue, rester dans le bon tempo, limiter les erreurs et se maintenir dans le groupe de tête constitue déjà un premier message fort.
Une carte de 68 qui laisse des regrets, mais confirme son statut
Le moment le plus irritant de sa journée est arrivé au 17, un par 5 où il a reculé à -2 avec un bogey. La séquence a eu de quoi frustrer: après s’être donné une vraie chance de sauver le par grâce à une approche sortie du rough jusqu’à environ quatre pieds du trou, il a finalement manqué un putt qui paraissait à sa portée.
Ce genre de détail change la perception d’un premier tour. Un score plus bas l’aurait placé encore plus près des leaders. En revanche, ce 68 ne remet pas en cause l’essentiel: Scheffler est dans le coup, et il a produit suffisamment de bon golf pour envisager la suite avec confiance.
Son début de semaine était d’ailleurs observé avec attention. La semaine passée, il avait manqué le cut à l’Open d’Écosse, un contretemps qui avait légèrement refroidi l’enthousiasme autour de lui. Mais ce premier tour à Royal Birkdale a vite dissipé les doutes les plus immédiats. Son niveau général reste celui d’un candidat naturel à la victoire finale.
The Open 2026: un objectif historique pour le numéro un mondial
Ce tournoi ne ressemble pas à une simple défense de titre. Scottie Scheffler vise une performance que peu de joueurs ont réussie dans l’ère moderne: remporter The Open deux années de suite. Le dernier à y être parvenu reste Padraig Harrington, en 2008. Le symbole est d’autant plus fort que Royal Birkdale est précisément le théâtre de cette défense réussie par l’Irlandais.
Le contexte ajoute donc une couche de pression, mais aussi de prestige. Scheffler a gagné au moins un tournoi majeur lors de trois des quatre dernières saisons. Seule l’année 2023 a échappé à cette régularité de très haut niveau. Cette constance explique pourquoi il se présente presque systématiquement comme la référence du plateau.
Son sacre à Royal Portrush l’an dernier avait déjà laissé une impression d’autorité. Revenir sur un autre links britannique avec le statut de champion sortant, puis ouvrir son tournoi avec une prestation globalement maîtrisée, renforce encore sa crédibilité. Il ne domine pas encore le classement, mais il a déjà pris rendez-vous avec le week-end.
Im et Brown devant, Fleetwood et DeChambeau en embuscade
En tête, Sungjae Im et Daniel Brown ont signé les meilleures cartes de cette première salve avec des 66, soit quatre coups sous le par. Leur avance reste mince, mais elle leur offre une position idéale au sortir de la première journée. Derrière eux, la densité est déjà marquée.
Robert MacIntyre, Bryson DeChambeau et l’ancien vainqueur Francesco Molinari figurent parmi les six joueurs pointés à -3. Juste derrière, Tommy Fleetwood a rendu un 69 sur le parcours de Southport, tout comme Jon Rahm et Tyrrell Hatton. Autrement dit, plusieurs noms majeurs sont déjà installés dans la bonne zone du classement.
Dans ce paysage très resserré, la carte de Scheffler le maintient au contact direct. Il n’a pas survolé la journée, mais il n’a pas non plus laissé filer le tournoi. C’est souvent ainsi que les grands favoris construisent leur semaine: sans forcément briller à chaque trou, mais en restant continuellement dans la conversation.
Royal Birkdale promet un tournoi d’usure
Le premier ressenti livré par Scottie Scheffler donne aussi une indication précieuse sur la physionomie du tournoi. Royal Birkdale ne semble pas offrir beaucoup de répit. Le parcours demande de la précision, de la discipline et une vraie lucidité dans les zones à risque. Une mauvaise mise en jeu ou un coup légèrement imprécis peut rapidement entraîner une séquence défensive.
Dans ce cadre, son volume de fairways et de greens touchés devient un indicateur central. Même si le putter ne l’a pas accompagné à chaque occasion, la structure de son jeu paraît suffisamment robuste pour tenir sur quatre tours. C’est souvent ce qui fait la différence dans un majeur: la capacité à rester stable quand le parcours commence à user les nerfs.
La suite dira si ce 68 n’était qu’une mise en route prudente ou le premier jalon d’une nouvelle campagne victorieuse. Une chose est sûre: Scheffler n’a pas tout réussi, mais il a déjà rappelé qu’il faudra compter avec lui. Pour suivre l’actualité des grandes compétitions sportives internationales, vous pouvez aussi consulter le site officiel de la FIFA.