Lucien Malama Auteur : Lucien Malama Posté le 13/07/2026 - 15:06 Sport

John Terry voit en Jude Bellingham un air de Zidane avant Angleterre-Argentine

John Terry voit en Jude Bellingham un air de Zidane avant Angleterre-Argentine

Jude Bellingham s’impose comme le grand visage de l’Angleterre dans cette Coupe du monde, au point d’inspirer une comparaison flatteuse avec Zinedine Zidane. À la veille de la demi-finale contre l’Argentine, John Terry n’a pas caché son admiration pour le milieu anglais, qu’il considère comme l’homme qui tire actuellement les Three Lions vers le sommet.

L’ancien capitaine de la sélection anglaise estime que l’influence de Bellingham dépasse largement le simple cadre statistique. Bien sûr, les chiffres parlent pour lui. Le milieu a déjà inscrit six buts dans le tournoi, avec notamment deux doublés consécutifs lors des deux dernières sorties de l’Angleterre, face au Mexique puis contre la Norvège. Mais pour Terry, l’essentiel est ailleurs: dans la personnalité, la maîtrise et la capacité à porter un collectif dans les moments lourds, à l’image d’un APK.

Jude Bellingham, le moteur de l’Angleterre selon Terry

Sur le podcast de la FIFA, John Terry a expliqué qu’il voyait dès le début du tournoi chez Bellingham des traits rappelant Zidane. Le parallèle n’est pas anodin. L’ancien meneur français avait marqué le Mondial 1998 par son autorité technique et sa faculté à faire basculer les grands rendez-vous. Associer le nom de Bellingham à une telle référence traduit donc l’ampleur de l’impression laissée par l’Anglais.

Terry insiste sur un point précis: Bellingham ne se contente pas de briller balle au pied. Il donne aussi une impression de calme et de contrôle, y compris en dehors du terrain. C’est précisément ce mélange entre classe, sérénité et impact qui nourrit la comparaison avec Zidane. Dans une compétition où la pression monte à chaque tour, cette stabilité émotionnelle devient presque aussi importante que la qualité technique.

L’Angleterre n’a pourtant pas traversé le tournoi en dominant outrageusement ses adversaires. Sa qualification pour le dernier carré s’est construite avec du caractère, parfois avec une part de réussite, comme lors du succès 2-1 après prolongation contre la Norvège. Dans ce contexte, l’émergence d’un joueur capable de faire la différence dans les instants-clés prend une valeur encore plus forte. Bellingham apparaît aujourd’hui comme ce repère.

Face à l’Argentine, l’Angleterre avance avec confiance

La demi-finale contre l’Argentine, programmée à Atlanta mercredi, représente évidemment un test d’une autre dimension. En face, il y a le tenant du titre et une sélection habituée aux matches à très haute tension. Pourtant, John Terry ne se dit pas inquiet. Son analyse repose sur une idée simple: l’Argentine n’a pas non plus traversé la compétition avec une supériorité écrasante.

Les Argentins ont eux aussi connu un parcours heurté. Leurs victoires contre le Cap-Vert, l’Égypte et la Suisse n’ont rien eu de promenades. Autrement dit, Terry ne voit pas une équipe intouchable arriver face aux Anglais. À ses yeux, l’écart n’est pas du côté argentin. Il va même plus loin en estimant que, joueur pour joueur, l’Angleterre dispose d’un effectif supérieur.

Cette confiance n’efface pas les zones d’ombre du parcours anglais. L’équipe dirigée par Thomas Tuchel a souvent donné l’impression de pouvoir mieux faire dans le jeu. Elle a parfois subi, parfois tremblé, mais elle est toujours là. C’est aussi ce que souligne Terry: cette sélection sait répondre dans les grands moments. Elle n’est pas parfaite, mais elle semble portée par une dynamique favorable.

Une impression de destin autour des Three Lions

Dans le discours de John Terry, il y a plus qu’un simple optimisme d’ancien international. Il y a l’idée que cette équipe anglaise traverse un moment particulier, celui où les détails tournent enfin en sa faveur. Une sélection capable de survivre à des séquences compliquées, de frapper au bon moment et de s’appuyer sur un joueur en état de grâce nourrit forcément ce sentiment.

L’Angleterre n’est plus qu’à une marche d’une deuxième finale de Coupe du monde. L’enjeu est immense, d’autant que l’adversaire en finale serait l’Espagne ou la France. Pour atteindre ce rendez-vous, les Anglais devront tout de même livrer une performance plus pleine que lors de leurs sorties précédentes. Car si Bellingham porte beaucoup, une demi-finale se gagne rarement sur un seul homme.

Joe Cole, ancien partenaire de Terry à Chelsea, partage d’ailleurs cet élan de confiance. Lui aussi voit l’Angleterre atteindre la finale, convaincu que la vitesse anglaise peut faire très mal à l’Argentine. Ce type de prise de position reflète l’atmosphère qui entoure actuellement les Three Lions: des doutes dans le contenu, certes, mais une foi grandissante dans leur capacité à franchir encore un cap.

Au fond, tout ramène à Jude Bellingham. Parce qu’il marque, parce qu’il pèse, parce qu’il rassure. Et parce que lorsqu’un ancien capitaine de l’Angleterre ose convoquer le souvenir de Zidane, ce n’est jamais un compliment banal. Reste désormais à voir si le prodige anglais saura prolonger cet élan au moment où la Coupe du monde entre dans sa zone la plus brûlante.

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