Angleterre – France: les Three Lions arrachent le bronze au terme d’un match fou à dix buts
Angleterre – France: les Three Lions arrachent le bronze au terme d’un match fou à dix buts
Angleterre – France a offert un scénario totalement renversant, avec une victoire anglaise 6-4 au bout d’un duel aussi spectaculaire qu’étouffant. Critiquée après son effondrement face à l’Argentine en demi-finale, la sélection de Thomas Tuchel a répondu avec une première période d’une rare intensité, avant de trembler jusqu’au bout face au réveil des Bleus.
Tout a basculé très vite. Declan Rice a frappé d’entrée, profitant d’une relance ratée de Désiré Doué pour décocher une tentative lointaine d’environ 25 mètres. Mike Maignan, battu sur ce tir, aurait sans doute pu mieux faire. Mais pour l’Angleterre, l’essentiel était ailleurs: marquer vite, se libérer et faire oublier les doutes nés de la demi-finale perdue via l’APK.
Ce but n’a pas calmé les Anglais, bien au contraire. Portés par un pressing agressif et une volonté claire de ne laisser aucun répit, ils ont poursuivi leur domination. À la 20e minute, Rice s’est encore signalé, cette fois sur coup de pied arrêté. Son corner rentrant a trouvé Ezri Konsa, dont la tête a permis aux Three Lions de faire le break.
Angleterre – France: une première période à sens unique
À 2-0, l’Angleterre n’a pas fermé le jeu. Elle a continué à attaquer avec un vrai sentiment d’urgence, comme si ce match pour la troisième place devait aussi servir de réponse à toutes les critiques. La France, elle, a semblé dépassée par la vitesse d’exécution adverse et par les transitions anglaises.
Le troisième but est arrivé après un contre qui a mis en lumière les hésitations françaises. Mike Maignan est sorti trop tôt, laissant son but exposé. Après plusieurs tentatives dans la surface, Bukayo Saka a fini par conclure avec autorité. L’ailier d’Arsenal, déjà très remuant, n’allait pas s’arrêter là.
Quelques minutes plus tard, Eberechi Eze a glissé un ballon parfaitement dosé dans la course de Saka. Lancé, le numéro anglais a pris le dessus sur son défenseur avant de signer un nouveau but de grande classe. À la pause, le tableau affichait 4-0. À cet instant, le bronze semblait déjà promis aux Three Lions.
L’ampleur de cette première mi-temps racontait beaucoup sur le visage anglais du soir: plus tranchant, plus vertical, et surtout bien plus serein dans ses choix offensifs. En face, la France donnait l’impression de subir chaque vague, sans parvenir à ralentir le tempo imposé par son adversaire. Pour suivre l’actualité des compétitions internationales, il est possible de consulter le site officiel de la FIFA.
Le réveil de Mbappé relance complètement l’Angleterre – France
Pourtant, le match a changé de ton dès le retour des vestiaires. Kylian Mbappé a relancé la France presque immédiatement, au terme d’un contre bien mené. À 4-1, les Bleus ont retrouvé de l’élan, et l’Angleterre, elle, a commencé à reculer.
Bradley Barcola a ensuite réduit encore l’écart, lui aussi en transition. Soudain, l’équipe française a retrouvé sa vitesse, sa spontanéité et sa capacité à punir le moindre déséquilibre. L’Angleterre, si sûre d’elle avant la pause, s’est mise à douter.
La pression est montée d’un cran quand Michael Olise a servi Mbappé pour le 4-3. Le match, que l’on croyait plié, était totalement relancé. Avec ce doublé, le capitaine français a porté son total à 22 buts en Coupe du monde, soit un de plus que Lionel Messi. À seulement 27 ans, la performance est immense. Son total de 10 buts dans cette édition lui donne aussi une avance précieuse dans la course au Soulier d’or.
Olise, de son côté, a ajouté une sixième passe décisive dans ce tournoi, égalant le record de Pelé sur une seule Coupe du monde. Mais son match laisse aussi un parfum d’inachevé. L’attaquant français s’est procuré deux occasions franches qu’il n’a pas converties. Deux situations qui auraient pu permettre aux Bleus de revenir à hauteur après une remontée déjà impressionnante.
Bukayo Saka décisif, Jude Bellingham conclut le thriller
L’Angleterre a souffert, mais elle a su frapper au bon moment. À la 87e minute, Malo Gusto a commis une faute sur Djed Spence dans la surface. Bukayo Saka s’est chargé du penalty avec calme, inscrivant son troisième but de la soirée pour redonner un peu d’air aux siens. À 5-3, le plus dur semblait fait.
La France n’a pourtant jamais cessé d’attaquer. Ousmane Dembélé a profité d’une défense anglaise trop permissive pour ramener le score à 5-4. Le doute a alors traversé une dernière fois les rangs anglais, incapables de contrôler complètement la fin de rencontre malgré leur avance initiale.
Il a fallu une inspiration de classe pour sceller définitivement ce match hors norme. Entré en jeu, Jude Bellingham a signé ce qui restera peut-être comme le plus beau geste de la partie. Dans la surface française, il a éliminé trois défenseurs avant de battre Maignan et d’inscrire le sixième but anglais. Une action de très haut niveau pour conclure un duel déjà mémorable.
Ce but était aussi lourd de sens sur le plan statistique. Bellingham a atteint les sept réalisations dans le tournoi, établissant un nouveau record anglais. Surtout, cette victoire permet à l’Angleterre de s’offrir sa meilleure fin de Coupe du monde depuis 1966.
Une médaille de bronze qui change le ton côté anglais
Au-delà du score, cette rencontre laisse deux lectures distinctes. Pour l’Angleterre, la médaille de bronze ne gomme pas tout, mais elle redonne de la tenue à un parcours fragilisé par la désillusion contre l’Argentine. L’équipe a montré une force de réaction immédiate, une vraie richesse offensive et un caractère certain, même si son effondrement partiel en seconde période interroge encore.
Pour la France, la frustration est double. Les Bleus ont d’abord traversé une première période catastrophique, puis ils ont signé une remontée impressionnante sans parvenir à aller au bout. Mbappé a confirmé son statut avec un nouveau doublé, Olise a encore pesé dans la création, mais les occasions manquées pèsent forcément lourd dans l’analyse finale.
Reste une certitude: ce match pour la troisième place a largement dépassé son statut théorique de consolation. Avec dix buts, des renversements constants et des performances individuelles marquantes, Angleterre – France a pris des allures de grand classique. Et cette fois, ce sont les Three Lions qui repartent avec le dernier mot.