Lucien Malama Auteur : Lucien Malama Posté le 04/07/2026 - 17:03 Football joueurs Pronostics du Jour Sport

Bruno Guimarães brille au Mondial et renforce encore l’intérêt d’Arsenal

Bruno Guimarães brille au Mondial et renforce encore l’intérêt d’Arsenal

Bruno Guimarães sera l’un des regards les plus scrutés lors du Brésil-Norvège en huitièmes de finale du Mondial 2026. Les projecteurs seront naturellement braqués sur Vinicius Jr. et Erling Haaland, mais au milieu, un autre duel peut peser très lourd: celui entre le capitaine de Newcastle et Martin Ødegaard, maître à jouer norvégien et patron technique d’Arsenal.

Le rendez-vous prévu dans le New Jersey dépasse le simple cadre d’un match à élimination directe. Il met face à face deux des créateurs les plus influents du tournoi. Guimarães compte déjà quatre passes décisives, Ødegaard en totalise trois. Seul Michael Olise fait mieux jusqu’ici avec cinq. À ce stade de la compétition, ces chiffres disent une chose simple: le sort de la rencontre pourrait se jouer dans leurs pieds, comme le montre aussi l’intérêt croissant pour l’APK.

Pour Arsenal, l’affiche a aussi une saveur particulière. Le club londonien cherche toujours à attirer le Brésilien, estimé à 65 millions de livres, soit environ 87 millions de dollars. Et ce que montre Guimarães en Amérique du Nord nourrit forcément cette idée: associé, au moins dans les projections, à Declan Rice et à Ødegaard, il pourrait donner une toute autre dimension au milieu des Gunners.

Martin Ødegaard répond sur le terrain et relance le débat à Arsenal

Le Mondial arrive au bon moment pour Martin Ødegaard. La saison passée, le Norvégien a essuyé des critiques à Arsenal malgré un statut fort et un brassard de capitaine qui l’a vu conduire le club vers un premier titre en 22 ans. Une partie des observateurs lui reprochait parfois un jeu trop prudent, surtout dans son rôle de numéro 10, avec des matches où son influence semblait se diluer.

Les blessures ont aussi freiné son élan. Pourtant, son bilan n’avait rien d’anodin en Premier League, avec sept passes décisives en 24 rencontres. Depuis le début du Mondial, il a surtout rappelé pourquoi il reste un joueur à part. Libéré d’un contexte plus pesant en club, il a retrouvé de la verticalité, du rythme et cette qualité de dernière passe qui change un match.

Ses trois passes décisives en trois matches illustrent parfaitement ce retour au premier plan. Il a d’abord trouvé Leo Østigård sur corner contre l’Irak, avant de servir Haaland d’un ballon précis face au Sénégal. Puis il a encore pesé contre la Côte d’Ivoire en lançant l’action qui a mené au but d’Antonio Nusa.

Les données renforcent cette impression visuelle. Ødegaard est devenu le troisième joueur à être impliqué dans un but lors de chacune de ses trois premières apparitions en Coupe du monde depuis 1966. Il est aussi le premier à délivrer une passe décisive lors de trois matches consécutifs du tournoi depuis Dirk Kuyt en 2010. Face aux Éléphants, il a en outre signé 90 touches de balle et 18 passes vers l’avant, les deux meilleurs totaux du match.

Ce rendement ne sort pas de nulle part. Lors des qualifications, malgré trois matches manqués sur huit, il avait déjà distribué sept passes décisives, dont trois contre Israël. Aucun autre joueur européen n’avait alors fait mieux. Pour Arsenal, l’idée d’un départ du Norvégien paraît aujourd’hui bien moins défendable.

Bruno Guimarães, le moteur discret mais décisif du Brésil

Si Ødegaard séduit par sa finesse, Bruno Guimarães impressionne par sa complétude. Le milieu brésilien n’a peut-être pas l’aura médiatique de certaines stars offensives de la Seleção, mais son influence est immense. Dans cette Coupe du monde, il s’est imposé comme l’un des hommes les plus constants et les plus utiles de l’effectif brésilien.

Ses quatre passes décisives racontent déjà une partie de son tournoi. Il a d’abord servi Vinicius pour l’égalisation contre le Maroc. Ensuite, il a offert le deuxième but face à l’Écosse. Puis il a encore cassé des lignes avant de décaler Matheus Cunha dans une situation favorable. Enfin, il a livré sa passe la plus marquante dans le temps additionnel contre le Japon, en se montrant lucide à la 96e minute pour offrir à Gabriel Martinelli le but de la victoire.

Avec ce total, Guimarães est devenu le quatrième joueur du XXIe siècle à atteindre quatre passes décisives sur une même Coupe du monde, après Michael Ballack en 2002, Francesco Totti en 2006 et Juan Cuadrado en 2014, avant d’être rejoint par Olise. Il se classe aussi troisième parmi les milieux ayant créé le plus d’occasions dans le tournoi, avec neuf. Et son volume de course frappe tout autant: 44,4 kilomètres couverts en quatre matches, soit l’équivalent d’un marathon.

Ce n’est donc pas un simple joueur d’équilibre. Guimarães défend, oriente, accélère et crée. Dans un Brésil encore en quête d’une maîtrise totale, il représente souvent le trait d’union le plus fiable entre récupération et projection. Toutes les grandes sélections ont besoin d’un joueur de ce profil; la sienne semble l’avoir trouvé.

Bruno Guimarães-Arsenal: un dossier encore ouvert malgré la fermeté de Newcastle

Les performances de Bruno Guimarães ne passent évidemment pas inaperçues sur le marché. Arsenal a déjà transmis une offre informelle d’environ 55 millions de livres, soit 73 millions de dollars, mais Newcastle l’a repoussée. Le message des Magpies est clair: leur capitaine n’est pas à vendre cet été.

Le problème, pour Newcastle, est que le Mondial renforce la cote du joueur à chaque sortie. À bientôt 30 ans, avec un contrat qui expire dans deux ans, Guimarães représente un actif majeur. Et son profil plaît d’autant plus à Arsenal qu’il pourrait combler plusieurs besoins à la fois: l’intensité, la justesse technique et la capacité à peser dans les deux surfaces.

Le contexte n’est pas neutre non plus. Newcastle a terminé 12e de Premier League en 2025-2026 et ne disputera pas de compétition européenne. En parallèle, Guimarães vit ce tournoi avec Martinelli et Gabriel Magalhães, deux joueurs d’Arsenal déjà présents à ses côtés en sélection. Cela alimente naturellement les discussions autour de son avenir.

Une offre revue à la hausse, autour de 65 millions de livres, pourrait encore revenir sur la table. Reste à savoir si d’autres mouvements financiers du côté de Newcastle modifieront l’équation. À ce jour, l’incertitude demeure. Mais plus le Brésilien avance dans la compétition, plus l’idée d’un transfert majeur paraît crédible.

Un Brésil-Norvège qui peut aussi dessiner le futur milieu d’Arsenal

Ce huitième de finale n’opposera donc pas seulement deux sélections ambitieuses. Il offrira aussi une image très concrète de ce que pourrait devenir, à moyen terme, le milieu d’Arsenal. Ødegaard en est déjà la tête pensante. Guimarães, lui, apparaît comme la pièce capable d’élever encore le plafond collectif.

Sur le papier, l’association a de quoi séduire. Declan Rice garderait son rôle de sentinelle. Guimarães apporterait sa densité physique, son sens du duel et sa créativité basse. Ødegaard, lui, bénéficierait d’une liberté accrue plus haut sur le terrain. Pour Mikel Arteta, l’équilibre serait potentiellement redoutable.

Certains imaginaient qu’une arrivée du Brésilien pourrait fragiliser la place du Norvégien. Le Mondial raconte plutôt l’inverse. Les deux joueurs montrent qu’ils ne sont pas concurrents par nature, mais complémentaires dans leurs influences. L’un structure et dynamise, l’autre éclaire et accélère.

Avant même le coup d’envoi, ce Brésil-Norvège a donc déjà une portée particulière. Il dira qui poursuivra sa route dans le tournoi, dont le calendrier et les résultats peuvent être suivis sur le site de la FIFA. Mais il offrira aussi à Arsenal un aperçu précieux: celui d’un duo de créateurs que le club londonien rêverait peut-être de réunir sous le même maillot.

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