Patrice Koyamba Auteur : Patrice Koyamba Posté le juin 14, 2026 à 23h00 Football Internationale

La Fédération vietnamienne de football s’intègre aux priorités mondiales de la FIFA à Miami

Le Sommet FIFA 2026, réuni à Miami dans le cadre des activités préparatoires à la Coupe du monde, a rassemblé les dirigeants des fédérations membres du monde entier pour définir les grandes orientations du football global d’ici 2030. Le président de la Fédération vietnamienne de football, Trần Quốc Tuấn, et son secrétaire général Nguyễn Văn Phú ont pris part à cette rencontre le 14 juin, marquant une présence active du Vietnam dans les cercles de gouvernance internationale du sport.

Un Mundial hors normes comme point de départ

À l’ouverture du sommet, le président de la FIFA Gianni Infantino a placé l’édition 2026 sous le signe de l’ampleur inédite. Organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, cette Coupe du monde sera la première à réunir 48 équipes nationales, contre 32 lors des éditions précédentes – une décision adoptée dès 2017 qui transforme en profondeur la logistique du tournoi. Les chiffres évoqués par Infantino illustrent cette démesure assumée : quelque 50 000 bénévoles mobilisés, plus de 5 000 personnels à temps plein et plus de 300 000 accréditations délivrées pour l’ensemble de la compétition. Ces volumes dépassent ceux de toute édition antérieure et témoignent de la montée en puissance organisationnelle que la FIFA entend faire valoir auprès de ses membres.

Au-delà des chiffres opérationnels, Infantino a insisté sur la dimension symbolique du football comme vecteur de cohésion internationale. Ce discours, récurrent dans les enceintes de gouvernance sportive, prend une résonance particulière dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques persistantes. Le football, en tant qu’institution, continue d’affirmer sa capacité à maintenir des canaux de dialogue là où d’autres forums peinent à fonctionner.

FIFA Forward 4.0 : un levier de développement pour les fédérations moins dotées

Au cœur des travaux de la première journée figurait le programme FIFA Forward 4.0, dispositif de soutien financier et technique destiné aux fédérations membres. Ce programme, dans ses itérations successives, constitue depuis plusieurs années l’un des principaux instruments par lesquels la FIFA redistribue une partie de ses revenus commerciaux vers les associations nationales, en particulier celles disposant de ressources limitées. La quatrième version de Forward vise à renforcer l’accès aux infrastructures, à améliorer la gouvernance institutionnelle des fédérations et à encourager un développement durable du football à tous les échelons.

Pour une fédération comme celle du Vietnam, dont le football masculin a connu une montée en puissance notable en Asie du Sud-Est au cours de la dernière décennie, ces mécanismes représentent une opportunité concrète. L’accès à des financements ciblés pour la formation des jeunes, la modernisation des équipements ou encore le renforcement des capacités administratives peut s’avérer déterminant dans une région où la concurrence entre fédérations s’est intensifiée. La participation de la délégation vietnamienne à Miami s’inscrit donc dans une logique d’alignement stratégique sur les priorités définies par l’instance mondiale.

Transformation numérique et football des jeunes : les axes de la décennie

Les discussions ont également porté sur deux chantiers que la FIFA place au premier rang de son agenda pour la période 2026-2030 : le développement du football de jeunes et la transformation numérique de la gestion des fédérations. Ces deux axes sont étroitement liés. La digitalisation des outils d’administration – enregistrement des joueurs, licences, systèmes de compétition – permet aux fédérations de mieux recenser et accompagner leurs jeunes talents, en réduisant les zones d’ombre qui caractérisent encore de nombreux championnats nationaux dans les pays en développement.

Sur le plan sportif, l’investissement précoce dans les filières de formation reste le critère le plus fiable de progression à long terme pour une sélection nationale. Les fédérations qui ont réussi à structurer des championnats de jeunes robustes, adossés à des centres d’entraînement modernes, ont systématiquement amélioré leur niveau de compétitivité internationale sur un horizon de dix à quinze ans. C’est précisément ce modèle que la FIFA cherche à diffuser via ses programmes de soutien. Pour aller plus loin sur la dynamique des fédérations, voir aussi des fédérations africaines et mondiales rejettent les propos de Ceferin sur le Mondial 2026.

Ce que Miami change pour le football vietnamien

La présence du Vietnam à ce sommet n’est pas anodine. Elle traduit une volonté affichée de la fédération de s’inscrire activement dans les réseaux de gouvernance mondiale, au-delà des seules compétitions. Participer aux discussions stratégiques de la FIFA, c’est aussi avoir accès, en amont, aux orientations qui structureront les appels à projets, les critères d’éligibilité aux financements et les priorités des programmes d’assistance technique. Le sommet se prolongeait jusqu’au 15 juin avec des sessions thématiques, offrant aux délégués l’occasion d’engager des échanges bilatéraux et de nouer des relations avec d’autres fédérations partageant des défis similaires.

À l’horizon 2030, le football vietnamien a des ambitions clairement formulées, notamment en termes de qualification pour les grandes compétitions continentales et mondiales. Que ces ambitions se concrétisent dépendra moins des résultats d’un seul sommet que de la capacité de la fédération à traduire les orientations globales en politiques nationales cohérentes – en matière de formation, d’infrastructure et de gouvernance. Miami aura au moins fourni la carte du terrain. Pour suivre l’évolution des qualifications et des enjeux mondiaux, consultez la Coupe du Monde débute : aucune équipe éliminée, mais la mécanique impitoyable s’enclenche et la Chine domine la Coupe du monde 2026 sans y jouer un seul match.

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