Patrice Koyamba Auteur : Patrice Koyamba Posté le 19/07/2026 - 14:10 Football joueurs Sport

Argentine tirs au but: Messi et Scaloni ont déjà préparé le scénario de la finale

Argentine tirs au but: Messi et Scaloni ont déjà préparé le scénario de la finale

Argentine tirs au but: à la veille de la finale de la Coupe du monde face à l’Espagne, l’Albiceleste avance avec une idée claire en tête. Si le match bascule jusqu’à la séance fatidique, Lionel Scaloni sait déjà sur quels hommes s’appuyer, dans quel ordre les lancer, et avec quel bagage mental aborder ce moment où tant d’équipes tremblent encore.

Ce dimanche, au MetLife Stadium du New Jersey, la sélection argentine pourrait une nouvelle fois être poussée jusqu’au bord du vide. Le décor n’a rien d’anodin. Depuis plusieurs années, pourtant, les champions du monde ont transformé cet exercice si cruel en territoire presque familier. Là où d’autres subissent la loterie, eux s’efforcent d’en faire une mécanique, jusque dans la préparation sur APK.

Le sélectionneur ne maîtrise pas tout, bien sûr. L’ordre final dépendra aussi des joueurs encore présents sur le terrain après le temps réglementaire et, si nécessaire, après les prolongations. Avec six changements autorisés, dont un supplémentaire en prolongation, le visage de l’équipe peut évoluer. Mais le cadre, lui, est déjà posé.

Une Argentine des tirs au but forgée dans les grands rendez-vous

L’assurance argentine ne sort pas de nulle part. Elle repose sur des souvenirs très concrets et sur des séances déjà traversées avec succès dans des matches à très haute tension. L’Albiceleste a gagné aux tirs au but contre les Pays-Bas en quart de finale du Mondial 2022, puis contre la France en finale, avant de remettre cela face à l’Équateur en quarts de finale de la Copa América 2024.

Ce parcours a changé le rapport du groupe à l’épreuve. La séance n’est plus perçue comme une menace inconnue, mais comme une phase de jeu préparée, répétée et assumée. Dans cette transformation, le rôle d’Emiliano Martínez reste majeur. Le gardien argentin a souvent pesé, par ses arrêts autant que par sa présence psychologique.

Cette expérience collective compte énormément à l’approche d’une finale. Dans ces instants, la qualité technique ne suffit pas. Il faut aussi une mémoire commune, une hiérarchie acceptée, et une forme de calme dans le chaos. L’Argentine semble avoir construit tout cela au fil de ses campagnes récentes, comme le rappelle aussi le site officiel de la FIFA.

Messi ouvrira encore la série malgré ses deux échecs récents

La question revient avec insistance: Lionel Messi peut-il rester le premier tireur malgré ses deux penalties manqués lors de la Coupe du monde 2026 contre l’Autriche et l’Égypte? Dans l’esprit du staff, la réponse ne semble pas varier. S’il est sur le terrain au moment de la séance, c’est lui qui commencera.

Le choix est aussi symbolique que stratégique. Ouvrir une série de tirs au but, c’est imposer un ton. C’est porter le poids du premier geste, celui qui peut donner confiance ou créer un doute immédiat. En Argentine, ce rôle appartient à Messi. Même après deux ratés, son statut ne vacille pas dans cette configuration.

Ce maintien dit beaucoup de la logique de Scaloni. Le sélectionneur ne réagit pas seulement à la dernière image. Il s’appuie sur une hiérarchie construite dans la durée. En clair, un échec ponctuel ne suffit pas à renverser l’ordre établi, surtout lorsqu’il s’agit d’un joueur habitué à assumer les responsabilités les plus lourdes.

Montiel, Paredes, Lautaro, Julián: le noyau dur des tireurs argentins

Derrière Messi, plusieurs noms reviennent avec insistance. Gonzalo Montiel fait partie des certitudes. Il a été présent lors des trois dernières séances importantes de l’Argentine aux côtés de son capitaine. Son profil rassure le staff: 18 penalties marqués sur 20 dans sa carrière, et surtout le tir décisif de la finale du Mondial au Qatar contre la France.

Leandro Paredes reste lui aussi une valeur sûre. Régulier dans l’exercice avec Boca Juniors, il avait déjà pris ses responsabilités contre les Pays-Bas puis contre la France en 2022. Lautaro Martínez figure également parmi les spécialistes. Il avait marqué face aux Néerlandais et garde, en club aussi, cette réputation de tireur désigné.

Julián Álvarez complète ce premier cercle. L’attaquant de l’Atlético de Madrid fait partie des options les plus naturelles pour Scaloni. Lors de la séance contre l’Équateur à la Copa América, il avait transformé sa tentative avec maîtrise. Ce quintette dessine une base forte, cohérente, et surtout déjà exposée à la pression maximale.

Argentine tirs au but: Scaloni a fixé l’ordre, mais garde des portes ouvertes

Scaloni ne s’en cache pas: c’est lui qui définit l’ordre des tireurs. Après la qualification obtenue contre l’Équateur, il avait expliqué avoir réuni ses joueurs pour arrêter la séquence, en indiquant d’abord que Messi commencerait, puis en énumérant les noms jusqu’au dernier. Une méthode simple, directe, qui montre une volonté de clarté dans un moment où l’hésitation peut coûter très cher.

Le sélectionneur conserve pourtant des solutions de rechange. Nicolás Otamendi s’est illustré en convertissant le penalty décisif face à l’Équateur. Alexis Mac Allister, également buteur dans cette séance, demeure une option crédible. Quant à Enzo Fernández, son échec contre les Pays-Bas au Qatar ne l’a pas totalement sorti des plans.

Ce détail compte. Une hiérarchie rigide peut rassurer, mais une finale exige aussi de l’adaptation. Fatigue, remplacements, état émotionnel du moment: tout peut modifier la liste réelle des cinq tireurs. Scaloni prépare donc une structure, sans ignorer l’imprévu. C’est souvent là que se joue la différence entre préparation théorique et gestion de crise.

Le précédent équatorien, entre alerte pour Messi et preuve de solidité

La dernière séance argentine offre d’ailleurs une lecture intéressante. Face à l’Équateur, Messi avait manqué le premier tir. Ce raté aurait pu fissurer le groupe. Il n’en a rien été. Julián Álvarez a remis l’équipe sur les rails, Alexis Mac Allister a suivi, Gonzalo Montiel aussi, puis Nicolás Otamendi a conclu pour une victoire 4-2.

Ce scénario renforce sans doute la confiance interne. Il rappelle que l’Argentine ne dépend pas d’un seul tireur, même si son capitaine reste la figure centrale. Une grande équipe de penalties n’est pas celle qui ne rate jamais; c’est celle qui ne s’effondre pas après un raté. Sur ce point, l’Albiceleste a déjà envoyé un message fort.

Contre l’Espagne, la finale pourrait se jouer bien avant les tirs au but. Mais si le match s’étire jusqu’à cette frontière nerveuse, l’Argentine n’y arrivera pas à l’aveugle. Elle viendra avec une mémoire, des hommes identifiés, un gardien décisif et un ordre presque gravé. Reste maintenant la seule vérité qui compte dans cet exercice: s’avancer, respirer, et frapper juste.

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