Le Deportivo La Corogne rompt avec l’attaquant marocain Bouldini
Le Deportivo La Corogne a officiellement acté la fin de sa collaboration avec l’attaquant marocain Mohamed Bouldini, alors que le mercato estival bat son plein en Espagne. Le club galicien a confirmé la résiliation anticipée du contrat du joueur, qui devait pourtant courir jusqu’en 2028. Cette séparation, actée d’un commun accord, libère Bouldini plus d’un an après son arrivée en Galice.
Un passage écourté en Liga
Bouldini avait rejoint le Deportivo lors de la saison 2024-2025, en provenance du Levante. Son intégration au sein de l’effectif corognais s’inscrivait dans une logique de renforcement offensif, mais son temps de jeu et son influence sur le collectif n’auront pas suffi à justifier la poursuite de l’aventure jusqu’au terme prévu de son bail. La rupture avant échéance contractuelle reste une pratique courante dans le football professionnel lorsque les deux parties estiment ne plus tirer profit d’une association, souvent pour des raisons sportives autant qu’économiques : un joueur peu utilisé représente une charge salariale que les clubs cherchent à alléger, tandis que l’athlète, de son côté, aspire à retrouver du temps de jeu ailleurs.
Une carrière construite entre le Maroc, le Portugal et l’Espagne
À 30 ans, Mohamed Bouldini incarne un profil de joueur formé au Maroc puis exporté vers l’Europe, un parcours de plus en plus fréquent chez les attaquants marocains en quête de visibilité internationale. Formé à la Jeunesse Sportive et au Raja Casablanca, il a ensuite porté les couleurs de l’Ittihad de Tanger avant de tenter sa chance au Portugal, où il a évolué sous les maillots de l’Oliveirense, de l’Académica de Coimbra et du Santa Clara. Son arrivée en Espagne l’a conduit successivement au Fuenlabrada, au Levante puis au Deportivo La Corogne, avec un prêt à Grenade au passage. Cette trajectoire, marquée par des paliers successifs entre divisions inférieures et championnats plus exposés, illustre les difficultés que rencontrent de nombreux attaquants africains pour s’imposer durablement dans un championnat aussi disputé que la Liga, où la concurrence à chaque poste reste extrêmement dense.
Le Raja Casablanca à l’affût
Selon le site Le Matin Sport, le Raja Casablanca envisage sérieusement d’intégrer Bouldini à son secteur offensif pour la saison à venir, profitant de son statut de joueur libre. Un retour au club qui l’a formé aurait une résonance particulière, tant sur le plan sportif que symbolique. Le Raja, historiquement l’un des clubs les plus titrés du football marocain, cherche régulièrement à rapatrier des joueurs formés localement mais aguerris par une expérience européenne, une stratégie qui permet de renforcer l’effectif tout en capitalisant sur une connaissance fine du championnat national. La bonne compréhension qu’a Bouldini de l’environnement de la Botola, acquise avant son départ pour l’Europe, pourrait faciliter une adaptation rapide s’il venait à s’engager avec le club casablancais.
Ce que révèle ce transfert sur le marché des joueurs libres
Le statut de joueur libre, obtenu par résiliation anticipée, offre une flexibilité précieuse à la fois pour le footballeur et pour les clubs intéressés, puisqu’aucune indemnité de transfert n’entre en jeu. Ce type de situation profite souvent aux clubs disposant de budgets plus modestes, capables ainsi de recruter des joueurs expérimentés sans mobiliser de ressources sur un montant de transfert. Pour Bouldini, ce dénouement pourrait marquer un tournant : après plusieurs saisons passées à naviguer entre l’Espagne et le Portugal sans s’imposer durablement, un retour au Maroc représenterait une occasion de retrouver un rôle plus central dans un contexte sportif qu’il connaît intimement.