Patrice Koyamba Auteur : Patrice Koyamba Posté le 29/06/2026 - 19:27 Football Football DR Congo Sport

Brésil – Japon: la Seleção arrache sa qualification au bout du suspense

Brésil – Japon: la Seleção arrache sa qualification au bout du suspense

Brésil – Japon a tenu toutes ses promesses, avec un scénario cruel pour les Japonais et salvateur pour la Seleção. Mené pendant plus d’une heure, le quintuple champion du monde a finalement renversé la rencontre dans les derniers instants pour s’imposer 2-1 au NRG Stadium de Houston et valider son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

Le Brésil arrivait pourtant lancé, fort de deux succès nets 3-0 contre Haïti puis l’Écosse lors de la phase de groupes. En face, le Japon s’était frayé un chemin vers la deuxième place de son groupe avec une campagne solide, faite d’une victoire et de deux matches nuls. Tout annonçait une opposition de styles: maîtrise technique brésilienne contre discipline japonaise. C’est exactement ce qui s’est dessiné sur la pelouse, y compris dans l’APK.

Dès le coup d’envoi, les hommes de Carlo Ancelotti ont monopolisé le ballon. Bruno Guimarães et Lucas Paquetá ont imposé le tempo dans l’entrejeu, pendant que Vinicius Junior et Rayan cherchaient des espaces sur les côtés. Pourtant, malgré cette emprise territoriale, le Brésil a longtemps buté sur un bloc japonais compact, rigoureux, et rarement pris de vitesse.

Brésil – Japon: un premier acte frustrant pour les hommes d’Ancelotti

Le paradoxe de ce match est là: le Brésil a contrôlé sans vraiment faire mal. Le Japon, lui, a su transformer un moment de pressing en avantage concret. À la 29e minute, Kaishu Sano a récupéré un ballon haut, a accéléré plein axe, puis a conclu d’une frappe basse précise dans le petit filet. Une action simple, directe, et terriblement efficace.

Ce but a plongé la Seleção dans une forme d’inconfort. On attendait une réaction immédiate, mais elle n’est pas vraiment venue. Le jeu brésilien est resté propre, parfois séduisant dans la circulation, mais trop prévisible dans les trente derniers mètres. Le Japon, bien en place, a accepté de reculer et de défendre son avance avec calme.

À la pause, l’avantage nippon n’avait rien d’usurpé au regard du scénario. Le Brésil tenait le ballon, mais sans trouver la faille. Le Japon, lui, défendait avec méthode et laissait très peu d’espaces. Le rapport de force semblait clair, mais le tableau d’affichage racontait une autre histoire.

Casemiro relance le Brésil, Martinelli porte l’estocade

Le retour des vestiaires a changé le visage de la rencontre. Le Brésil a joué plus vite, avec davantage d’intensité et un volume offensif supérieur. Cette montée en régime a fini par payer à la 56e minute. Sur un centre de Gabriel Magalhães, Casemiro a pris le dessus dans les airs et placé une tête puissante pour remettre les deux équipes à égalité.

Ce but a redonné de l’élan à la Seleção. Le Japon, jusque-là très à l’aise dans son plan, a commencé à subir davantage. Ancelotti a ensuite tenté de faire basculer le match avec du sang neuf. Cunha est sorti, Gabriel Martinelli est entré. Côté japonais, Yukinari Sugawara et Junnosuke Suzuki ont également été lancés pour apporter de l’énergie, notamment dans les transitions.

La fin de match s’est presque jouée dans un seul camp. Le Brésil a installé une pression constante, multipliant les offensives face à une équipe japonaise regroupée très bas. Les Japonais ont défendu avec courage, souvent à onze derrière le ballon, en attendant une éventuelle ouverture en contre. Longtemps, l’idée d’une prolongation a pris de l’épaisseur.

Mais au moment où le match semblait glisser vers du temps supplémentaire, le Brésil a frappé. Dans le temps additionnel, à la 90e+5, Bruno Guimarães a trouvé Martinelli dans la surface. L’ailier a fait parler sa vivacité et son calme pour ajuster Zion Suzuki et envoyer le ballon dans le coin opposé. Un but tardif, libérateur, et décisif.

Une qualification du Brésil au mental avant les huitièmes

Cette qualification du Brésil ne ressemble pas à une démonstration, mais elle en dit beaucoup sur la capacité de cette équipe à survivre aux soirées compliquées. Après deux victoires maîtrisées en phase de groupes, la Seleção a dû cette fois s’employer face à un adversaire plus dense, plus discipliné, et longtemps capable de faire douter l’un des favoris du tournoi.

Carlo Ancelotti peut retenir plusieurs enseignements. Son équipe sait confisquer le ballon et imposer sa présence au milieu, mais elle peut aussi se retrouver en difficulté lorsqu’elle manque de profondeur et de spontanéité dans la zone de vérité. En revanche, la réaction après la pause et l’impact des changements montrent un groupe capable d’élever son niveau dans les moments clés.

Pour le Japon, l’élimination a forcément un goût amer. Mener contre le Brésil pendant une grande partie du match, résister aussi longtemps, puis céder à quelques secondes de la prolongation, c’est une sortie douloureuse. Il reste néanmoins l’image d’une sélection organisée, courageuse et très compétitive face à une nation majeure du football mondial.

Le Brésil, lui, poursuit sa route vers les huitièmes de finale avec ce succès 2-1. Sans tout maîtriser, la Seleção a trouvé les ressources pour éviter le piège et continuer son aventure dans cette Coupe du monde 2026. Pour suivre l’actualité officielle de la compétition, rendez-vous sur le site de la FIFA.

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